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dans tous les ouvrages généraux de Botanique , ungrand nombre d’erreurs relativement à l’indicationdes patries des plantes.
La nouvelle édition de la Flore française , quej’ai l’iionncur de vous soumettre, contient les des-criptions d’un nombre de plantes beaucoup plusconsidérable que l'ancienne, et même que la plu-part des Flores qui ont été jusqu’ici publiées ; maisil est nécessaire que j'ajoute quelques observationsà ce sujet.
La Flore d’un grand pays ne peut être rédigéeavec quelque précision, que lorsque les différentesprovinces en ont été déjà étudiées, non seulementpar des voyageurs, mais par des Botanistes séden-taires; sous ce rapport, vous avez eu de grandesdifficultés à vaincre à l’époque où vous avez entreprisla Flore française , puisque alors on ne connoissoitvéritablement que les plantes de Paris, de Mont-pellier, d’Alsace et de Provence ; votre ouvrage adonné en France une nouvelle impulsion à l’étudedu règne végétal; dans plusieurs provinces, il aformé des Botanistes qui ont contribué à faire con-noitre les plantes de leurs pays, soit en en publiantdes Flores particulières, soit en communiquantleurs observations aux Botanistes de la capitale ; laseule réunion des travaux qui sont dus à l’influencede votre ouvrage, a beaucoup contribué à perfec-tionner celui-ci. La publication de plusieurs grandsouvrages de Botanique , la création des écoles cen-trales, l’agrandissement du Muséum d’histoire na-turelle, la faveur et l’estime que les sciences phy-siques ont acquises dans l’opinion publique, et, ledirai-je? jusqu’à ces troubles civils qui ont forcétant d’hommes sensibles à étudier la iNature pourdétourner leurs yeux des désordres et des crimes