PRÉLIMINAIRE. 55
leurs rapports leur assignera une place plus convenable et plusnaturelle.
PROBLEME III.
Trouver un moyen pour se reconnaître dans un ordre ou Vonn’admet aucune limite ni division quelconque.
Il est certain que dans une série telle que nous l’offriroientles plantes rangées d’après les principes établis ci-dessus, l’es-prit auroit besoin d’être soulagé de temps en temps commepar des points de ralliement qui l’aidassent à se reconnoître aumilieu de la multitude des objets. Cet avantage seroit mêmed’autant plus à desirer , que la loi des rapports n’est point cons-tante d’un terme à l’autre entre les individus que nous con-noissons ; et qu’en certains endroits, ces individus forment desportions de série dans lesquelles les affinités, beaucoup plussensibles qu’ailleurs , ont besoin d’une indication qui les fasseremarquer.
Jusqu’ici on n’a trouvé d’autre moyen pour indiquer les re-pos nécessaires , que de former l’ordre naturel à la manièredes systèmes et des méthodes; c’est-à-dire , de diviser et mêmede sous-diviser par-tout où l’on a cru découvrir des points deséparation plus ou moins marqués. Mais, je ne saurois trople répéter, les titres de ces divisions et les définitions quiles accompagnent, défigurent l’ordre en le décomposant , eten renfermant dans autant de cadres particuliers , toutes lesparties d’un grand tableau dont l’ensemble fait le principalmérite.
M. Linné , et à son imitation M. Gérard , ont adroitementévité ce défaut dans leurs ordres naturels , en donnant, parforme de titre, un nom simple à chaque division, et en sup-primant sa définition et son caractère distinctif. Mais ces déno-minations étant purement arbitraires , et n’offrant à l’espritqu’un sens vague et indéterminé , [ne peuvent être que d’untrès-médiocre avantage.
Persuadé, avec ces hommes célèbres, qu’il est nécessaired’employer encore ici l’art pour observer la Nature, je ne re-jeterai pas les titres, les définitions et les caractères qui expri-ment ces suites de plantes dont les rapports communs sont simarqués, et qui forment des ordres particuliers chez les un s>
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