DESCRIPTION DES ORGANES. ia 5
digyne ( digynus ), trigyne ( trigynus ) , télragyne ( telragynus),pentagyne (pcnlagynus), hexagyne (hexagynus), heptagyn»( heptagynus ), octogyne (oclogynus), ennéagyne (enneagynus),décagyne (decagynus), dodécagyne (dodecagynus) et poly-gyne (polvgynus), qui indiquent la présence de un, deux,trois, quatre, cinq, six, sept, huit, neuf, dix, douze ou plu-sieurs pistils.
En général, le nombre des styles ou des stigmates est égal à celuides ovaires ou des loges de l’ovaire ; on peut dire encore qu’engénéral les monocotylédones ont des ovaires , ou divisés en troisloges , ou au nombre de trois, six ou neuf. Les dicotylédones,au contraire, ont des ovaires en nombre très-divers , et sou-vent divisés en cinq ou dix loges, ou au nombre de cinq oudix. Le nombre des ovaires ou des loges de l’ovaire déter-mine ordinairement celui des parties ou des loges du fruit jmais il arrive souvent que certains ovaires ou certaines logesde l’ovaire avortent par accident, et dans quelques familles ,telles que les palmiers et les amentacées, ces avortemens sontsi fréquens , qu’on a peine à reconnoître le nombre naturel desparties. Ainsi, le gland du chêne est originairement à troisloges.
114. On ne doit donner le nom de stigmate qu’à la partielégèrement visqueuse et hérissée de petites papilles, qui reçoitl’impression de la poussière fécondante; mais dans l’usage, ons’écarte souvent de cette règle , et on donne ce nom aux divi-sions supérieures du style ou de l’ovaire. Ainsi, dans les iris,le véritable stigmate est la petite duplicature transversale qu’onobserve à la face inférieure des lanières qui couronnent l’ovaire ,et ces lanières sont des styles qui se prolongent au-dessus dustigmate.
1 15 . Dans plusieurs plantes, le style est perforé par un canallongitudinal, d’où quelques auteurs ont inféré que ce canal sertà la transmission du liquide fécondateur : on a reconnu lafausseté de cette idée, en observant que, dans la plupart desvégétaux, le style est plein , et que dans ceux même où ce canalexiste, il est fermé comme un sac à l’entrée de l’ovaire. On ob-serve au contraire dans le style, des fibres, c’est-à-dire , des fais-ceaux de tubes qui aboutissent de chaque partie du stigmate à cha-que partie de l’ovaire ; les liquides colorés , lorsqu’on y plonge lestigmate, suivent la direction de ces fibres , et pénètrent