DESCRIPTION DES ORGANES. 127
n8. Eu général le nombre des étamines est proportionnelavec celui des divisions de la corolle. Lorsque cela a lieu , ondit que les étamines sont en nombre déterminé ou défini (de-finita); quand le contraire arrive, on dit qu’elles sont ennombre indéterminé ou indéfini (indefinita) ; quand ce nombreest égal avec celui des parties de la corolle (isoslemoncs) , lesétamines sont presque toujours placées devant chaque divisiondu calice , et entre chacune des divisions de la corolle ; les fa-milles des primulacées et des berbéridées font exception à cetterègle. Quand les étamines sont en nombre double (duploste-mones ) de celui des divisions ou des parties de la corolle ,alors la moitié est placée devant chaque division de la corolle,et l’autre moitié devant chaque division du calice. Si, par unecause quelconque , la moitié des étamines vient à avorter, c’estcelle qui est placée devant les parties de la corolle qui avorte.Le développement comparatif de ces étamines suit en généralune marche régulière ; les étamines placées devant les partiesdu calice, sont les premières qui répandent leur pollen.
119. Le nombre des étamines est très-variable, non seule-ment dans la totalité des végétaux, mais souvent dans la mêmefamillej par exemple, les graminées, les légumineuses; quel-quefois dans le même genre, les phytolacca ; et jusque dans lamême espèce; par exemple, l’alsine média.
* On le désigne par les termes de monandres (monandri) ,diandres (diandri), triandres (triandri), tétrandres (tétran—dri ), pentandres (penlandri), hexandres (hexandri), heptan-dres (heptandri ), octandres (octandri ), ennéandres (e nnean-dri), décandres ( decandri) , dodécandres ( dodecandri), ico -sandres ( icosandri), poljandres (polyandri) , qui indiquent laprésence de un, deux, trois, quatre, cinq, six, sept, huit,neuf, dix, douze, vingt, ou d’un plus grand nombre d’éta-mines. En général on observe que le nombre des étamines estde trois ou d’un multiple de trois dans les monocotylédones ,et qu’il est de deux , de cinq ou d’un multiple de l’un deces deux nombres dans les dicotylédones.
12c. Les étamines sont souvent naturellement adhérentesou soudées les unes avec les autres.
Lorsque cette adhérence n lieu par les anthères, on dit qu’elle*sont : sjrngenèses ou syngenésiques (syngenesa); par exemple,la laitue.
Lorsqu’elle a lieu par la greffe naturelle des filets, alors on