DESCRIPTION DES ORGANES. i? 9oblongue , ovoïde on en fer de flèche; leur manière de s’ouvriroffre des différences assez remarquables; dans la plupart chaqueloge s’ouvre par une fente longitudinale; dans quelques-unes ,telles que l’e'pine-viuetle, le sapin , elles s’ouvrent par une fentetransversale : on en trouve , enfin, comme dans les morelles,dont chaque loge s’ouvre au sommet par un pore. Mais la po-sition de l’anthère elle-uiêine offre une variété bizarre; dans laplupart l’anthère s’ouvre du côté du pistil ; dans un petit nombrede plantes , et en particulier dans les iridées , l’anthère est atta-chée en dehors du filet et s’ouvre par conséquent du côté op-posé au pistil. M. Richard les nomme anthères exirorses ( ex-trorsæ ).
124. Les globules du polten sont attachés dans l’anthère, parle moyen de filamens très-déliés qui s’oblitèrent à leur matu-rité ; leur couleur est presque toujours jaune : dans quelquesplantes, telles que les onagres, ils sont enduits d’une matièrevisqueuse; leur forme est très-diverse: la plupart sont sphé-riques ; on en trouve d’ovoïdes , de cylindriques dans quelquespersonnécs , d’étranglés au milieu , d’autres en forme d’Y ou decroix à quatre branches. Ces globules s’éclatent spontanémenttoutes les fois qu’ils sont placés sur un liquide, et ils émettentune liqueur subtile et huileuse qui est sans doute le vrai fluidefécondateur. Comme le stigmate est toujours humide, cetteexplosion y a sans doute lieu peu après l’émission du pollen.Le pollen a la même odeur que la liqueur spermatique des ani-maux , et il est, selon M. Fourcroy, presque composé des mêmesprincipes chimiques, plus un peu d’acide malique.
ARTICLE VI.
Des Tègumens floraux.
125. Les organes sexuels sont entourés de te’gumens ou d’en-veloppes particulières qui sont ordinairement au nombre de deux :quelques auteurs, tels que MM. Hedwig, Philibert et Mirbel,considérant ces deux tègumens comme des modifications d’unseul organe , lui ont donné le nom général de périanthe ( pe-rianthium); ce terme, qui signifie autour delà fleur, ne peut,ce me semble , être appliqué à la partie sinon la plus essen-tielle, du moins la plus visible et la mieux connue de la fleur,à la corolle ; il a de plus l'inconvénient d’avoir été pendantTome /. I