DESCRIPTION DES ORGANES. i 3 9huit, neuf, dix ou un plus grand nombre de pièces distinctes;quelques Botanistes ont employé dans le même sens le motde sépale ( sepalum) pour désigner la feuille du calice ; maiscette innovation n’a pas été adoptée. On dit que le calice estmonophj'lle (inonophyllus), lorsqu’il est composé d’une seulepièce , ce qui peut arriver, soit parce que la corolle n’a réellementà sa base qu’une seule feuille, soit, et c’est le cas presque uni-versel, parce que les feuilles du calice sont naturellement sou-dées ; dans les calices monopbylles , on désigne la profondeurdes lobes par les mêmes termes dont on se sert relativementà la corolle monopétale ( 128, 12g ) , et en général la formeet la disposition des feuilles du calice se désignent par les mêmestermes que la forme des feuilles et des pétales.
142- La durée du calice est différente , selon qu’il est com-posé de feuilles articulées ou adhérentes ; dans le premier cas ,qui ne peut avoir lieu que dans des calices à feuilles distinctes,on dit que le calice est
Caduc (caducus), lorsque ses feuilles se détachent d’clles-roêmes à l’époque de l’épanouissement de la fleur; par exemple ,les pavots.
Tombant ( deciduus ) , lorsque ses feuilles se détachentd’elles-mêmes à la fin de la fleuraison ; par exemple, les re-noncules.
Dans le second cas, on dit du calice qu’il est
Persistant ( persistens ) , lorsqu’il reste en place après lafleuraison jusqu’à la maturité des graines ; par exemple , lasauge.
Marcescent ( marcescens ), quand , étant persistant, il sedessèche et s’oblitère sans tomber ; par exemple , le genêt àbalai.
Accrescent ( accrescens , accretus , crescens ) , ( lorsqu’aprèsla fleuraison , il persiste et continue à prendre de l’accroisse-ment; par exemple, l’alkekenge, le rosier.
j 45. Le calice est constamment placé au-dessous de l’ovaire ;cette règle , établie par M. Ventenat, ne souffre aucune exceptionréelle; mais dans plusieurs plantes à calice inonophylle, lecalice se soude naturellement en tout ou en partie avec l’o-vaire ; par exemple, dans le poirier ; dans ce cas on dit , enparlant, soit du calice , soit de l’ovaire , qu’ils sont adhérais( adhccrentes ) ; dans le cas contraire , c’est-à-dire, quand le