DESCRIPTION DES ORGANES. 14 rcorolle est un prolongement du liber , et le calice un prolonge-ment de l’écorce : ce caractère est évidemment nul dans lesinonocotylédones, ou il n’existe ni liber, ni écorce; il l’estencore dans les dicotylédones, puisque le liber ne diffère descouches corticales que par son âge (2g), et quand il seroit vrai,il seroit impossible à vérifier. M. de Lainarck, dans la Flore fran-çaise , ayant désigné sous le nom de corolle le tégument de lafleur le plus voisin des étamines , a été obligé de lui conserverce nom lorsqu’il étoil unique : cette marche , qui éloil possibleà suivre dans un ordre artificiel, peut induire en erreur lors-qu’d s’agit d’étudier les rapports naturels, et l’auteur même l’aabandonnée dans le DictionnaireEncyclopédique. M. de Jussieu ,réunissant les caractères de Tournefort et de Linné , et faisantremarquer de plus l’analogie de la corolle et des étamines , adonné le nom de calice à toutes les enveloppes simples; maiscelte analogie des étamines et de la corolle, observée par Jus-sieu , ne prouve-t-elle pas que les enveloppes des liliacées sontanalogues aux corolles plutôt qu’aux calices?
145. Je crois être assuré, comme je l’ai déjà avancé (i 25 ),que la corolle et le calice existent toujours, mais que danscertaines plantes ils sont soudés ensemble , d’où résulte une en-veloppe que je nomme périgone ou périgone simple ( pl. g , f.2). En effet, l’histoire des étamines, du calice et de presquetous les organes des végétaux , nous ont déjà fourni plusieursexemples de ces greffes naturelles : si nous donnons quelqueattention aux périgones simples , nous verrons que leur surfaceextérieure est en général plus ferme, colorée en verd et muniede pores corticaux comme les calices ; que leur surface supé-rieure est plus délicate, colorée et dépourvue de pores corti-caux comme les corolles; nous trouverons certaines plantes,telles que le daphne mezercum , où la soudure des deux lamesest encore incomplette; d’autres, telles que les tétragonies , oùl'apparence des deux surfaces du périgone est si caractérisée ,que tous les Botanistes y ont admis la soudure du calice et dela corolle : nous concevrons que l’épaisseur de ces deux lamesétant variable, l’apparence du périgone devra être tantôt celled’un calice, comme dans les chénopodées ; tantôt celle d’unecorolle , comme dans les liliacées. En admettant cette soudurenaturelle , nous concevrons comment le périgone est quelquefoisadhérent à l’ovaire, ou composé de parties opposées avec les