ACTION DES ORGANES. 19$
celle des cacalies charnues nerenaît point lorsqu’elle a été’enlevée;la plupart naissent sur les organes verds et foliacés des plantes;quelques-unes se développent on du moins se conservent surles tiges devenues ligneuses : telle est celle qui recouvre lestiges du rubus occidentalis. Seroil-ce à la même classe de faitsqu’on doit rapprocher la couche singulière de cire qui recouvrele tronc du ceroxylon , palmier découvert dans les Andes parMM. Huinholld et Bonpiand?
237. Les plantes aquatiques sont garanties de l’action del’eau par une couche tantôt visqueuse, tantôt glaireuse, tantôtvernissée , dont la nature, quoique mal connue, paroît très-dif-férente de la poussière glauque , mais qui s’en rapproche parson usage.
ARTICLE VII.
Considérations générales sur la Nutrition.
238 . Après avoir ainsi passé en revue les principaux faits re*latifs à la nutrition des végétaux , essayons de comparer l’en-»semble de ces phénomènes avec ceux qui nous sont connus,quant à la nutrition des animaux. Cette comparaison servira ,je l’espère, à nous donner une idée plus nette de la coordina-tion de tous les faits que nous venons d’énumérer, et à dirigernos recherches subséquentes sur les points qui méritent une at-tention spéciale.
259. .Si nous réduisons les phénomènes de la nutrition desanimaux à leurs généralités fondamentales, et aux faits qui pa-roissent communs à toutes les classes dont la structure est bienconnue, nous y distinguerons six périodes qui se retrouventaussi dans tous les végétaux vasculaires.
i°. Les animaux introduisent dans leur bouche des alimensmélangés de différentes matières , les unes nutritives , les autresinutiles à la nutrition.
Les végétaux pompent, par leurs racines, l’eau et les ma-tières qui y sont dissoutes, soit utiles, soit inutiles à leur nu-trition.
2 0 . Les alimens des animaux suivent un canal particulier,qui, par sa contractilité organique, les conduit jusqu’au lieuoù les matières vraiment alimentaires doivent être séparées«les autres.
Tome I.
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