a* EXPOSITION
centre du soleil. Par cette raison, les anciens astronomes donnèrentà l’orbe solaire, une trop grande excentricité ; comme ils en assi-gnèrent une trop petite, à l’orbe lunaire, à raison de l’évection.
Cet orbe est incliné de 5 °,ji 55 , à l’écliptique : ses points d’inter-section avec elle, que l’on nomme noeuds , ne sont pas fixes dansle ciel ; ils ont un mouvement rétrograde ou contraire à celui de lalune, mouvement qu’il est facile de reconnaître par la suite desétoiles que la lune rencontre en traversant l’écliptique. On appellenoeud ascendant , celui dans lequel la lune s’élève au-dessus del’écliptique , vers le pôle boréal ; et noeud descendant , celui danslequel elle s’abaisse au-dessous, vers le pôle austral. La durée d’unerévolution sidérale des nœuds, était au commencement du siècle,de 6793),39081, et la distance moyenne du nœud ascendant à l’équi-noxe du printemps, était 15°,46488; mais le mouvement des nœudsse ralentit de siècle en siècle, 11 est assujéti à plusieurs inégalitésdont la plus grande est proportionnelle au sinus du double de ladistance de la lune ausoleil, et s’élève à i*,8io2 dans son ??iaxi?num.L’inclinaison de l’orbe est pareillement variable; sa plus grandeinégalité qui s’élève à o*,i627 dans son maximum est proportion-nelle au cosinus du même angle dont dépend l’inégalité du mouve-ment des nœuds ; mais l’inclinaison moyenne paraît constante dansles différons siècles, malgré les variations séculaires du plan del’écliptique.
L’orbe lunaire, et généralement les orbes du soleil et de tous lescorps célestes, n’ont pas plus de réalité, que les paraboles décritespar les projectiles, à la surface de la terre. Pour représenter lemouvement d’un corps dans l’espace, on imagine une ligne menéepar toutes les positions successives de son centre : cette ligne estson orbite dont le plan fixe ou variable est celui qui passe par deuxpositions consécutives du corps, et par le point autour duquel onle conçoit en mouvement.
Au lieu d’envisager ainsi le mouvement d’un corps , on peut leprojeter par la pensée , sur un plan fixe, et déterminer sa courbede projection et sa hauteur au-dessus de ce plan. Cette méthodefort simple est celle que les astronomes emploient dans les tablesdes mouvemens célestes,