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les plus légères et les plus solubles étaient entraînées dans lebassin lacustre ; il ne restait dans cette zone que les sables etles cailloux qui en formaient la couche supérieure; et cependantmalgré cet inconvénient, elles n’en ont pas moins augmentédans la proportion de 1 à 4. Dans quelques années, lorsqu’ellesauront été profondément labourées, que la culture aura de nouveaumêlé les couches inférieures avec celles superficielles, elles re-prendront la valeur des terres qui les environnent, c’est-à-dire,de 2,500 à 3,000 francs l’hectare, et le dessèchement du Fucino aura produit sur cette zone seulement, une augmentation derichesse publique de 6 à 8 millions.
Mais, cet accroissement de richesse est loin de se borner àce que nous venons d’exposer. Il y a encore les 14,175 hectaresde terres entièrement neuves qui étaient autrefois constammentcouvertes par les eaux ; cette étendue est entièrement en cultureaujourd’hui, moins bien entendu les 2,270 hectares du bassin deretenue conservés en prairies et pâturages. Il est facile de serendre compte de l’importance qu’a cette production de 14,175hectares de terres nouvelles, dans l’économie générale du pays.Nous voyons dans des relevés officiels statistiques que la superficietotale de l’arrondissement d’Avezzano est de 170,751 hectaresqu’avant le dessèchement du Fucino , on pouvait classer de lamanière suivante :
1/10 m En lac et terres inondables.
4/10 èmes En terres cultivées de différente qualité.
3/10 umcs Bois et pâturages de montagnes.
2/10 èraes Roches et versants dénudés et stériles des montagnes.
L’écoulement et la disparition du lac ont donc rendu àl’agriculture un dixième de la superficie totale de l’arrondissement,et augmenté par conséquent d’un cinquième l’étendue des terrescultivables, augmentation considérable, mais qui cependant nel’est pas assez pour entraîner dans les conditions générales dela propriété, les perturbations que rédoutait sans fondementsérieux l’ingénieur Afan de Rivera. Il y a 15 ans, c’était la