l’af.ronaute blanchard
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bre de la Société Royale de Londres; Thomas Heldon ; GeorgesBiggins; Argand . »
Pendant son voyage, Blanchard traversa deux fois la Tamise ;il descendit dans le voisinage de Woolwich, où il fut accueilliet reçu à dîner par les officiers du corps royal de l’artillerie.
C’est la première fois qu’un parachute fut lancé d’un aéros-tat. Nous devons ajouter que quelque temps après la découvertedes ballons, le 26 décembre 1783, Sébastien Lenormand avaitexpérimenté lui-même un appareil du même genre. Tenant entreles mains une sorte de parasol-parachute, il avait pu s’élancerjusqu’à terre du haut d’un grand orme ébranché. Cette expériencefut recommencée sous les auspices de Joseph de Montgolfier .
A la suite de ces ascensions, l’aéronaute français loua unterrain dans le voisinage du Wauxhall, et y fonda une Acadé-mie aérostatique qui fut le heu de nombreux essais, mais ileut à Londres quelques difficultés avec certains individus qu’iltraita de coquins, et il se rendit à La Haye , en compagnie deM. d’Honincthun. Là, les deux amis exécutèrent une ascension, le11 juillet 1785, en présence du prince d’Orange et de la princessede La Haye . Au départ, le ballon se heurta contre une cheminée etfaillit être mis en pièces; le voyage n’en fut pas moins trèsheureux et se termina à Rotterdam . Blanchard et son compagnonrevinrent en France, s’arrêtèrent à Calais , où ils allèrent faire unpèlerinage à la colonne Blanchard élevée dans la forêt de Guines.De là, l’aéronaute, quittant bientôt M. d’Honincthun, se rendit àLille , où il allait se préparer à exécuter sa quatorzième ascension,sur les instances du rédacteur des Feuilles de Flandre , le cheva-lier de l’Espinard, esprit ardent et rempli d’enthousiasme.
Pendant que Blanchard était à La Haye , l’Espinard lui avaitécrit pour le persuader que la province « mourait d’envie de voirses expériences, l’assurant d’un accueil chaleureux et s’offrant departager avec lui les périls de l’ascension. » Blanchard céda, maisil voulut s’adresser directement au magistrat de Lille . La Loiassemblée, il fut décidé en conclave que la ville contribuerait auxfrais de l’ascension, jusqu’à concurrence d’une somme de cin-quante louis; en outre, chaque magistrat souscrivit personnelle-
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