NOUVELLE
GÉOGRAPHIE UNIVERSELLE
CHAPITRE PREMIER
CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES
La Terre n’est qu’un point dans l’espace, une molécule astrale ; maispour les hommes qui la peuplent, cette molécule est encore sans limites,comme aux temps de nos ancêtres barbares. Elle est relativement infinie,puisqu’elle n’a pas été parcourue dans son entier et qu’il est mêmeimpossible de prévoir quand elle nous sera définitivement connue. Legéodésien, l’astronome nous ont bien révélé que notre planète rondes’aplatit vers les deux pôles; le météorologiste, le physicien ont étudiépar induction dans cette zone ignorée la marche probable des vents, descourants et des glaces; mais nul explorateur n’a vu ces extrémités de laTerre , nul ne peut dire si des mers ou des continents s’étendent au delàdes grandes barrières de glace dont on n’a point encore pu forcer l’entrée.Dans la zone boréale, il est vrai, de hardis marins, l’honneur de notrerace, ont graduellement rétréci l’espace mystérieux, et, de nos jours, lefragment de rondeur terrestre qui reste à découvrir dans ees paragesne dépasse pas la centième partie de la superficie du globe; mais del’autre côté de la Terre les explorations des navigateurs laissent encoreun énorme vide, d’un diamètre tel que la lune pourrait y tomber sansloucher aux régions de la planète déjà visitées.
D’ailleurs, les mers polaires, que défendent contre les entreprises del’homme tant d’obstacles naturels, ne sont pas les seuls espaces terrestres
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