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mation d’un conlinenlen une « nappe de limon », n’auraient pu s’accom-plir sans que le contre-coup n’en tut ressenti d’une manière terrible,surtout s’il est vrai, comme les recherches de M. krïunmel le rendent trèsprobable, que le poids des continents, de leur racine immergée jusqu’àleur sommet, soit exactement le même que celui des océans et desmers. Les changements les plus considérables que racontent les annalesrelativement à ces parages ne sont rien en comparaison de ce qu’eûtété l’immense effondrement. Simples vibrations du sol, épanchementslocaux de laves, jets de cendres, apparitions de scories se dressant enbuttes insulaires, 11e sont-ce pas là des phénomènes de peu d’importancedans la vie de la planète?
Mais si l’Atlantide 11’a pas existé comme terre distincte dans la périodegéologique actuelle, on 11e saurait douter que des Ages antérieurs, plus de« neuf mille années » avant Platon , 11’aient vu un continent dans cettepartie de la rondeur terrestre. 11 est vrai que la mécanique n’a pas encorefourni les moyens d’étudier directement les roches du fond océanique etque la sonde en rapporte seulement quelques échantillons à demi engagésdans les dépôts de vase crayeuse; mais les littoraux opposés de 1 ” 'eL les terres qui en émergent donnent par leur disposition et les fossilesde leurs assises des réponses directes à mainte question que leur adresse legéologue. Là où, de continent, à continent, des strates correspondantes,appartenant par l’ensemble de leurs formations à une période identiquedans l’histoire de la Terre , offrent pourtant des différences notables defaune, on en conclut que les laboratoires du fond marin où elles se sontdéposées se trouvaient séparés par des terres émergées; d’autre part, degrandes ressemblances ou même l’identité de formes entre les organismesfossiles des deux terres éloignées prouvent que les assises correspondantesse rattachaient par des isthmes ou par des continents. Grâce à ces étudescomparées, on peut affirmer qu’aux temps où se stratifièrent les débrisde toute espèce qui constituent les étages jurassiques, les mers amé-ricaines et celles de l’Ancien Monde 11’étaient point unies comme ellesle sont de nos jours par la profonde dépression de l’Atlantique'. Un con-tinent i l’espace où se trouvent actuellement les abîmes mesuréspar la sonde des navires qui déposent les câbles télégraphiques au fond desmers. De même l’existence d’une seule et même vie organique dans lescouches miocènes des Mauvaises Terres du Nebraska et les assises desmêmes Ages en Europe prouve que ces deux contrées, dont la faune et la