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NOUVELLE GÉOGRAPHIE UNIVERSELLE
ment pour des recherches scientifiques sont isolés les uns des autres,séparés par de larges intervalles. Le Challenger, le Magenta, et bien avanteux la Vénus, ont parcouru obliquement la mer entre les Açores et les côtesdu Brésil ; la Gazelle, le Saratoga, le Dolphin ont traversé la partie orien-tale de cet océan, de Madère aux îles du Cap-Vert ; le Talisman, le Gettgs-burg ont exploré principalement les parages qui s’étendent dans le voisi-nage des îles, tandis que les sondages du Silvertoirn n’ont eu lieu quepour la pose du câble entre les îles Caboverdiennes et les possessions por-tugaises du littoral voisin. Au large des côtes américaines, entre Terre-Neuve et les Bermudes, entre les Bermudes, la Floride et les Bahama, lelllake et plusieurs autres navires ont jalonné leur voie par des coups desonde. L’ensemble de ces recherches ne permet pas de dresser une cartedétaillée des fonds; la plus grande partie des courbes balhymétriques nepeut être dessinée que d’après des hypothèses plus ou moins plausibles:de là de grandes différences entre les diverses caries, qui disposent pour-tant des éléments fournis par les mêmes sondages. De nouvelles recherchespermettront de réduire de plus en plus la part de l’inconnu : la poseprochaine d'un câble télégraphique entre le Portugal et les Açores , puisd’autres explorations industrielles ou scientifiques l'approcheront les chiffresde sonde, et peu à peu le relief du fond atlantique nous apparaîtra soussa véritable forme. Déjà sur quelques points on a procédé par de nouveauxsondages à un contrôle des observations antérieures. Ainsi l’espace quisépare l’archipel du Cap-Vert et les Bissagos a été sondé deux fois, et ladeuxième opération, faite plus lentement, avec plus de soin et avec de meil-leurs appareils que la première, a donné pour ces parages des profondeurssupérieures à celles des cartes précédentes'; de même le Talisman a cor-rigé plusieurs des chiffres donnés antérieurement par le Challenger. Avantqu’on se servît de sondes qui laissent tomber au fond un boulet indica-teur, on courait le risque de voir se dérouler indéfiniment la corde sansreconnaître, par une vibration de la main, le contact du fond la mer, etles profondeurs indiquées se trouvaient alors beaucoup trop fortes, commele furent celles que signalèrent jadis Denham et Parker dans l’Atlantiquebrésilien. Maintenant on court un autre risque : depuis qu’on a renouvelél’outillage primitif, des secousses produites par une friction quelconque, lemouvement du navire, le passage d’un animal peuvent tromperies sondeursavant qu’ils aient touché le fond et leur faire sous-évaluer les profondeursréelles.
' Krnesto <le YascoiiHhos, .Y cites manuscrites.