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cryptomeria du -lapon , l’eucalyptus, l’acacia, le cyprès et le chêne. Tandisqu’aulrefois la rareté des bois d’œuvre était telle que les expéditeursd’oranges étaient obligés de s’adresser à Lisbonne pour les voliges deleurs caisses, le reboisement a constitué de grandes richesses forestières,et l’on espère que les heureux effets s’en feront également sentir pour lasalubrité des îles et la régularisation des eaux de source.
La faune naturelle des Açores est beaucoup [dus pauvre que sa llore. Al’arrivée des premiers marins d’Europe , elle ne comprenait aucune espècede vertébrés, à l’exception des oiseaux; cependant, d’après quelques auteurs,une chauve-souris, qui existe aussi dans l’Europe septentrionale, seraitindigène aux Açores : peut-être a-t-elle été apportée des Flandres par lescolons belges du seizième siècle. Le lapin, le furet furent introduits parl’homme; la belette, le rat noir, qui niche dans les arbres, et le ratgris, la souris, y pénétrèrent transportés dans les navires à l’insu desmarins. On compte dans les Açores une trentaine d’oiseaux qui y passenttoute l’année ou y font un séjour temporaire, et toutes ces espèces sonteuropéennes ou du moins atlantiques, à l’exception peut-être d’une lringillaet du tbalassidrome, oiseau d’origine américaine, voilier qui ne craint pasde traverser l'Océan; le canari vert était jadis fort commun, mais onl’a proscrit comme grand destructeur de grains. L’oiseau qui valut à l’ar-chipel son nom d’Açores est une buse, dit M. Arthur Morelel, c-t non pointun « autour », épervier ou milan , comme on pourrait le croire d’après celted'açor; mais il est peu d’espèces dont le nom ait gardé savaleur précise en [tassant du Portugal à ses possessions atlantiques. Lesreptiles manquent; seulement deux espèces de lézards se rencontrent dansl’ile de Graciosa , mais on croit qu’ils ont été introduits à une époquerécente, de Madère peut-être, car, très rares lors du voyage de M. Drouet,ils étaient devenus communs une vingtaine d’années [dus tard 1 . Lagrenouille, qui s’est rapidement, multipliée, est aussi une étrangère; lecrapaud, importé des Etats-Unis , n'a pu s’accommoder au climat; parfoisles sauterelles d’Afrique , s’abattant en nuages, ont dévoré les récoltes. Desanguilles, des cyprins dorés vivent dans les ruisseaux et jusque vers leursource, au-dessus des cascades qui interrompent le cours de l’eau : lesœufs du cyprin ou « poisson rouge» ont été probablement apportés par lesoiseaux aquatiques. MM. Morelet et Drouet n’ont point trouvé de mollusqueslluviatiles dans l’archipel ; parmi les mollusques terrestres, au nombrede soixante-neuf, près de la moitié des espèces n’existent point ailleurs que
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