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Livre XII. L'Afrique Occidentale.
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NOUVELLE GÉOGRAPHIE UNIVERSELLE.

dans les Açores : elles représentent, avec six coléoptères, presque toutela faune primitive'. Sont-ce là les misérables restes d’une faune del'ancienne Atlantide , ou bien les humbles représentants d’une série animalepurement açorienne, spontanée comme celle des Galapagos et autres îlesocéaniques? 11 ne serait point étonnant d’ailleurs que la flore et la fauned’un ancien continent atlantique aient complètement disparu, quand mêmedes masses terrestres se seraient toujours maintenues au-dessus de l’eau àl’endroit où s’élèvent actuellement les Açores , car les coulées de laves,les jets de cendres, les effondrements et les explosions doivent avoirfréquemment remanié les races de plantes et d’animaux avec le sol mêmequi les portail. Même sur les rives les coquillages marins sont très rares :on peut faire en maints endroits du littoral des promenades de plusieurslieues sans en rencontrer un seul 2 . Quant a la grande faune marine, elleest représentée surtout par les cétacés, marsouins, souffleurs, cachalots.Les baleiniers américains qui poursuivent le physeter macrocepliahis étaientautrefois très nombreux dans les parages açoriens ; mais cet animal devientde plus en plus rare :on en capture environ cent cinquante par an.

Lors des premières visites que firent les. navigateurs italiens et portugais ,les Açores , si pauvres en espèces végétales et animales, étaient inhabitéespar l’homme.Les pionniers de la colonie établis à San-Miguel en 1444, parGonçalo Yelho Cabrai, furent « quelques Maures », chargés, pour ainsi dire,d’essayer le climat et les ressources du pays pour les Portugais qui devaientsuivre. Plus tard, lorsque les fiefs des îles eurent été distribués à de grandspropriétaires, ceux-ci introduisirent avec les cultivateurs blancs un cer-tain nombre d’esclaves noirs, dont le sang a fini par entrer pour une faiblepart dans le torrent circulatoire de la population açorienne. Des juifs expul-sés du Portugal au commencement du seizième siècle furent aussi con-damnés à l’esclavage et répartis en divers districts de San-Miguel. Des colonsflamands, amenés dans les îles du centre, au nombre de plusieurs milliers,par le concessionnaire Jobst de Iluertcr, beau-père du cosmographeMartin Behaim , donnèrent même leur nom, « Iles Flamandes », à toutl’archipel, et Fayal reçut spécialement l’appellation de Nouvelle-Flandre.En 1622 il y avait encore dans l’archipel açorien des familles néerlandaisesayant les traits distinctifs de leur race, mais elles ne parlaient plus que le

1 Rodman, -Saturai History af Ihe Àzores.

* Drouet, Mollusques marins des îles Açores .