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NOUVELLE GÉOGRAPHIE UNIVERSELLE.
tance de près de 20 kilomètres, l’eau était colorée en jaune, en vert, enrouge, par les sels de fer en dissolution. L’éruption dura sept jours, puisla nappe des eaux reprit son calme et le volcan sous-marin s’abaissa peuà peu'.
L’ile ovale de Terceira , ou la « la Troisième », est double comme San-Migucl. La partie du centre et de l’est, avec son « Chaudron » (Caldcirâo),et la partie occidentale, dominée par la « Chaudière » (Caldeira ) de Santa-Barbara, appartiennent à des périodes de formation différentes. Le Chau-dron est un cirque d’environ 10 kilomètres de circonférence, entouré devolcans à cratère et occupé en entier par un fourré de broussailles. Desbords de la Chaudière , plus élevés, on voit File à ses pieds et de l’ouest ausud se déroule tout le panorama des îles centrales de l’archipel ; même,quand le temps est favorable, on distingue au sud-est les vagues linéamentsde San-Miguel. La dernière éruption qui ait eu lieu dans l’intérieur de Ter-ceira date de l’année 1761 : les laves qui s’épanchèrent à cette époque sontencore trop compactes pour qu’on ail pu les mettre en culture ; on aperçoitde loin ces fleuves rougeâtres n’ayant d’autre végétation que celle desfiguiers. Le seul reste d’activité qui se soit maintenu dans le foyer intérieurse manifeste par un dégagement de gaz et de vapeur d’eau à la tempéra-ture de OU degrés : autour des fumerolles se déposent des cristaux desoufre qui ont fait donner à cet endroit, situé au centre de l’ile, le nom deFurnas d’Enxofre . Sous des cheires d’éruptions anciennes ont été fréquem-ment découverts de gros troncs d’arbres, appartenant d’ailleurs aux mêmesespèces que celles de la flore actuelle : les indigènes y voyaient jadis desrestes de l’arche de Aoé*.
Quelques-unes des anciennes coulées de Terceira sont très remarquablespar l’état d’extrême fluidité qu’elles devaient avoir en sortant des cre-vasses du sol. 11 en est résulté ce phénomène singulier qu’au-dessous dela carapace des laves refroidies par le contact de l’atmosphère, les ma-tières fondues ont continué leur marche, de manière à vider complètementl’intérieur de la coulée. Ainsi se sont ouvertes des galeries en forme deboyaux, que l’on peut suivre dans l’épaisseur des laves jusqu’à des cen-taines de mètres de distance. Rien de plus curieux que ces avenues sous-rocheuses, décorées de stalactites de cristaux noirs. En maints endroits leseaux abritées contre l’évaporation s’y amassent en petites flaques où lesfemmes viennent emplir leurs cruches. Une des galeries, qui se termine
1 Ftiuquc, mémoire cité.
- Roui, .4 description of the Adores or Western Islonds.