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près do la ville d’Angra , serl de lit à un ruisseau dont le débit suffit pourmettre en mouvement, les roues de plusieurs moulins 1 .
Au large de la côte méridionale de Terceira se voient les restes d’unancien cône d’éjection, partagés maintenant par le heurt des flots en deuxîlots distincts, les rochers das Cabras. Un autre volcan d’origine sous-marine existe encore, rattaché à la côte môme : c’est le morro do Brazil,qui se dresse à l’ouest du port d’Angra. Ses parois, composées de cendresmêlées aux débris de coquillages marins, forment un tuf multicolore, queles intempéries ont déchiqueté en dents et en aiguilles; sur tout sonpourtour maritime, la base de la montagne est évidée en grottes pro-fondes où nichent les ramiers et les hirondelles de mer. Au sommet dumont Brazil, ainsi nommé des bois de teinture qu’on y trouvait autrefois,se creuse un cirque de 5 kilomètres de tour enfermant deux bouches de cra-tère, inégales de niveau, dont le fond est maintenant labouré parla charrue.
Un fort construit sur les pentes du volcan protège la ville d’Angra , chef-lieu de Terceira et jadis capitale officielle des Açores ; le commandant desforces militaires de l’archipel y réside encore. Moins grande que Ponta-Delgada , elle est d’aspect plus monumental. On l’appela « Ville auxÉglises », tant ces édifices y sont nombreux : le nom qu’on lui donnedans les documents administratifs est la désignation pompeuse d’Angrado lleroismo ou « Baie de l’Héroïsme », en souvenir de la résistancequ’elle opposa aux troupes de débarquement envoyées par Miguel en 1829:celles-ci essayèrent en vain de s'emparer des batteries de la ville de Praia ,située au bord d’une crique sûre, à l’extrémité orientale de Pile . Ellesdurent se rembarquer _ ’ \ ''animent, et Terceira devint le point d’appuides forces qui firent graduellement la reconquête des Açores , puis celle duPortugal, et finirent par entrer triomphalement à Lisbonne , en 1855, poury proclamer la reine doua Maria. Des révoltes agraires ont eu lieu dans l’ilede Terceira , à la suite de l’usurpation des domaines communaux par lesgrands propriétaires 8 .
Graciosa, ou l’île « Gracieuse », ne mérite plus son nom par sa verdure.C’est l’une des terres açoriennes que les habitants ont le plus dépouilléesdelà parure arborescente d’autrefois; mais ils la cultivent avec soin et lesrésidents de ses deux villes, Santa-Cruz et Praia , toutes les deux situées
1 Fouqué, mémoire cité.J WïilkcT, ouvrage cité.