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Géographiquement, Fayal peut être considérée comme une dépendancede Pico ; elle n’en est séparée que par un détroit dont la profondeur estmoindre de 100 mètres : un îlot de tuf rongé par les vagues dresse sesto.urs branlantes entre les deux îles. Fayal, la « Hêtraie », n’a plus guère deces arbousiers ou faux hêtres qui lui valurent son nom ; on ne les trouve,« comme en un dernier asile», que dans la « chaudière» du centre de File,gouffre de 400 mètres de profondeur, de plus de 0 kilomètres de tour : lesparois de lave du cirque immense sont divisées en contreforts régulierspar de profondes fissures, lignes noires rayant de distance en distance laverdure des buissons. Un petit lac emplit le fond du cratère. De toutes lesAçores, Fayal est la mieux cultivée, celle qui donne les meilleurs fruits,oranges, abricots, bananes, et dont les habitants sont le plus industrieux :ils tissent quelques étoffes, et les femmes fabriquent pour les étrangersmille petits objets, entre autres de très jolies dentelles en fils d’agavé.
Horta, la capitale de File, et la rivale de Ponta-Delgada pour le com-merce extérieur, est située dans une charmante position, en face de Pico età l’issue de la fertile vallée des Flamands , ainsi nommée de ses premierscolons, parmi lesquels se trouvait Martin Behaim , le fameux cosmographede jS'ürnberg. Est-ce à son fondateur, le Flamand Huerter, qu’elle doit sonnom? ou bien a-t-elle été appelée « le Jardin » à cause de la fertilitédes campagnes qui l’entourent? Quoi qu’il en soit, il n’est pas de villeaçorienne qui l’emporte sur Horta par la variété de-la flore indigèneet exotique, par la beauté des ombrages, où s’entremêlent les branches desarbres d’Europe, d’Amérique et d’Australie . C’est à l’abondance deslégumes et autres denrées de son marché que Horta doit d'avoir étéchoisie comme lieu de rendez-vous par les baleiniers américains qui fré-quentent ces parages 1 ; elle exporte son excellent beurre à Lisbonne . Lemouillage de Horta est le mieux abrité de tout l’archipel. La masse mêmede File le protège contre les vents d’ouest, les plus dangereux de la merdes Açores : à l’est Pico, au nord-est San-Jorge le défendent aussi contre lahoule et les tempêtes; enfin, au sud, deux buttes volcaniques, reliées àFayal par des isthmes étroits, rompent la force des lames venues du sud.Une de ces buttes est le Queimado ou « Brûlé »; l’autre, le monte Aguiaou « mont de l’Aigle », ou plutôt le Guia ou le « Guide », ainsi nommésans doute parce qu’il indique aux navires l’entrée de la rade, tourne
1 Mouvement du port île Horta en 1882 :
■loti navires à voiles, jaugeant. -15 5118 tonnes.
(>7 bateaux à vapeur, » . 88 i()ô »
Total îles navires : 225 jaugeant. . . . 1-12UUI tonnes.
XII.
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