DESERTAS , PORTO-SAMO, MADÈRE. OU
(lu nord-uuest, intléchis par le voisinage du Sahara , sont très souventdéviés vers l’orient et se transforment en vents du nord et du nord-ouest.Parfois aussi, le vent du désert ou scirocco, dit leste, souffle de l'est versMadère, mais il est d’ordinaire assez faible et peu durable. Journellement,la marche des courants généraux est modifiée par le mouvement rythmiquedes brises, le terrai, qui descend des montagnes de Madère vers l’Océan,et Vimbate ou vent de retour qui souflle vers la terre. Souvent le renverse-ment des brises se faiL avant midi, et par suite l’heure la plus chaude estantérieure à la moitié du jour, l’air marin rafraîchissant aussitôt l’atmo-sphère de l’île. On a constaté que le vent le moins favorable à la végétationest le vent d’ouest : sur toutes les côtes et les pentes de montagnes quisont exposées en plein à ses rafales, les arbres sont plus rares, moins grandset moins touffus'.
Comparés à ceux du sud, ce sont les vents alizés, plus ou moins déviéset transformés en vents du nord et du nord-ouest, qui apportent les pluies,soit en averses violentes, soit en ondées régulières. Le mois le plus humideest décembre: août est le [dus sec; mais il n’est pas une saison qui soitcomplètement privée de pluies et, suivant les années, la précipitation d’hu-midité varie singulièrement. En moyenne, on ne compte [tas même unecentaine de jours pluvieux à Funchal , soit environ la moitié de la part desAçores ; la quantité de pluie tombée est aussi à peu de chose près la moitiéde celle qu’on observe à llorta, dans file açorienne de Payai*. Aussi leshabitants de Madère sont-ils obligés de recueillir avec soin pour l’irriga-tion les eaux de pluie, celles que produit la fonte des neiges sur les hau-teurs de l’ile, et de capter les sources abondantes au moyen d’aqueducs ou1er allas qui passent en galeries dans les montagnes et contournent lesescarpements au-dessus des vallées. Presque régulièrement, les hautescimes de Madère se recouvrent matin et soir de brouillards épais qui con-tribuent à l’alimentation des sources.
Quoique moins étendu que les terres açoriennes, le groupe de Madèrepossède une flore beaucoup plus variée, sans doute à cause de la [dusgrande proximité des deux continents, l’Europe et l’Afrique , et du climatplus doux qui favorise le développement des plantes tropicales aussi bienque la croissance des espèces de la zone tempérée. Madère est un grandjardin botanique où deux flores s’entremêlent. Aux sept cents espèces quel'on croit avoir formé la parure de l’île, lors de l’arrivée des Portugais dans