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Livre XII. L'Afrique Occidentale.
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FAUNE, ANCIENS HABITANTS DES CANARIES .

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Lanzarole, et dans la partie méridionale de Euerteventura. Le ehameauappartient aussi à la faune canarienne, du moins aux îles orientales, deLanzarote à Cran Canaria, et nulle part il ne paraît plus vigoureux. On nesait à quelle époque il fut introduit et l’on n’a point de preuves pourattribuer, comme le fait Ilumboldt, l’honneur de cette acquisition à Béthen-court. A en juger par le grand nombre de mots berbères qui en Afrique se rapportent au chameau, il n’est pas nécessaire d’admettre que lesArabes ont donné cet animal domestique aux Touareg et à leurs frères derace les Canariens'. Ce sont probablement des Berbères qui l’auront amenédans l'archipel.

Par l’ensemble de ses formes la faune maritime de l’archipel appartientplus à l’Europe qu’à l’Afrique : la plupart de ses espèces sont espagnoleset méditerranéennes, et même les formes britanniques y sont représen-tées en grand nombre. A eet égard, comme à beaucoup d’autres, les Cana-ries ne sont un archipel africain que par la latitude. La faune ichthyolo-gique des Canaries présente aussi plusieurs espèces américaines qui ne serencontrent pas sur les côtes du continent voisin. Les eaux qui entourentles Canaries sont parmi les plus peuplées de l’Océan et des centaines debarques les sillonnent en toute saison, sans réduire de beaucoup la massepullulante de vie. Le poisson le plus recherché est une espèce de morue,égale en qualité à celle de Terre-Neuve . Avec d’autres moyens, la pèchepourrait être plus fructueuse; mais les salaisons se font mal et le poissonne s’exporte guère. Les champs de la mer canarienne n’ont servi jusqu’àmaintenant qu’à l’approvisionnement local.

Les Canaries sont habitées de toute antiquité. Les types des époquessuccessives de l’âge de la pierre sont parfaitement représentés dans l’ar-chipel : on y trouve mille objets analogues à ceux qu’on rencontre dans lesgisements de l’Europe et de l’Amérique , haches, massues, Datons, poteries,tissus; mais on a vainement cherché la llèche en silex. M. Chil y Xaranjo,qui explore avec tant de soin les traces de l’antique civilisation dans sapatrie insulaire, explique l’absence de cette arme par le manque debêtes sauvages dans les îles : les indigènes, riches en troupeaux domes-tiques, n’avaient pas besoin de flèches pour atteindre les animaux. En étu-diant la multitude des objets recueillis, l’observateur est frappé des progrèsde l’industrie et de l’art accomplis de génération en génération par la race

1 Faitlherbe, Revue Africaine, n°61,janv. 1867.

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