1. A N Z A R OTE.
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partie du monde, si ce n’est aux îles Sandwich, les naturalistes n’onlsignalé un plus vaste ensemble de cavernes volcaniques'. Souvent ces palaissouterrains, dits la Cueva de los Yerdes, ont servi d’asile aux habitants deLanzarote et à leurs troupeaux lors d’incursions des pirates berbères.
La partie médiane de l’île n’olTre pas de crête montagneuse. C’est unseuil bas, où d’un côté se meut une traînée de sable, où de l'autre se sontépanchés des lleuves de scories, et sur ce seuil des cônes de volcans sontparsemés en désordre. Le plus élevé des sommets de la région centrale, laMontana Blanca, admirable observatoire haut de 000 mètres, est le point
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de départ, sinon d’une chaîne proprement dite, du moins d’une arête surlaquelle s’alignent des buttes de scories et des monts à cratères dans ladirection du nord-est au sud-ouest : à l’ouest de ce mont, les plaines sontcouvertes de cendres d’un noir de charbon, d’où s’élèvent des cônes noirscomme des fourneaux d’usine. On peut se faire une idée de l’aspect de cescontrées par les noms de Playa Quemada ou « Plage Brûlée » qu’on donneà une partie de la côte sud-orientale, et de Monte del Fuego ou « Montdu Feu » que porte un amphithéâtre, de volcans près de la côte tournéevers l’Océan. Dans ces montagnes, appelées aussi Temanfaya, se sont ou-vertes les crevasses d’où s’épanchèrent les coulées de 1750 et des annéessuivantes, « d’abord rapides comme l’eau, puis lentes comme le miel ».
* Von Fritsch, Reisebilder von den Cnnarischen Inseln.