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ramure de ruisseaux convergents, ses chaînons d’artHes boisées, ses vil-lages épars. Sur les plateaux environnants se sont maintenus quelquesbois de pins, restes des forêts qui couvraient autrefois toutes les hautesparties de l’ile.
Outre ces grands cirques d’érosion. File a d’autres gouffres, provenantdes éruptions volcaniques. Telle est, à l’est de la (Timbre, la Caldera de losMartelés, dans laquelle un ruisseau descend en cascade; telle est aussi,près des assises de conglomérats tertiaires qui occupent la région nord-orientale de File, la Caldera de Bandama, cratère d’une rondeur et d’une
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régularité parfaites, enfermant une maison de ferme, des bosquets et deschamps; Léopold de Buch compare cette chaudière, creuse de 250 mètres,au lac d’Albano, dans les monts du Latium . Non loin de ce cratère d’explo-sion, une autre bouche volcanique, la Ci ma de Ginamar, ne s’est combléequ’à demi; il reste encore une cheminée « sans fond » où les pierres quitombent, rejetées de l'une à l'autre paroi, éveillent de longs échos. Les lavesles plus récentes de Grau Canaria paraissent être celles de la Isleta, petitgroupe insulaire de volcans, que l’isthme sableux de Guanarteme rejointà l’angle nord-oriental de la grande île. L’arène de cette étroite chaussée,plantée de tamaris, se compose principalement de débris de coquillages et