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NOUVELLE GEORRAIMIIE UNIVERSELLE.
terre de l'archipel. Les îles (jui la continuent au sud-est, Sào-Yicenle,Santa-Luzia, lllieo liranco, lllieo Razo, Sào-Nieolau, dressent leurs collinesou leurs montagnes en une chaîne rectiligne et constituent un groupe Liendistinct : de loin, elles paraissent aux navigateurs ne former qu’une seuleîle, découpée en profondes haies. L’île du Sel et Bùa-Yista, se prolongeantau sud-ouest par le liane de Joào Leilào, se groupent à part, à l’extrémitéorientale de l’hémicycle des îles; enfin, la partie méridionale du demi-cercle comprend Maio, File de Sào-Thiago, et les deux terres extrêmesLogo et Brava, avec quelques îlots. Toutes les îles du nord, y compris Salet Bùa-Yista, sont dites de Barlovento, ou « Iles au Vent »; les quatreterres du sud forment la rangée de Sotavento, ou « lies sous le Vent ».
Les îles du Cap-Vert paraissent appartenir à une période plus anciennede formation que les archipels presque exclusivement volcaniques des Cana-ries et des Açores . 11 est vrai que toutes les Caboverdiennes ont des cratèreset des roches éruptives : deux îles même, Santo-Anlâo et Logo , sont com-posées uniquement de cendres et de laves; mais dans les autres terres sevoient aussi des roches cristallines, granit, syénite et la pierre dite foyaïte,d’après la montagne de Foya, dans l’Algarve; on trouve également dans lesîles du Cap-Vert de beaux marbres métamorphiques et des roches sédi-mentaires. L’île de Maio surtout est remarquable par l’étendue relative-ment considérable de ses formations non volcaniques : c’est là un fait quitémoigne en faveur de l'existence d’une masse continentale, d’une Atlan-tide ayant jadis occupé ces parages de l’Océan'. Les Caboverdiennes se dis-tinguent aussi des Canaries et des Açores par le repos du foyer intérieurdes laves. A l’exception de Logo , aucune île n’a eu de cratère en activitédepuis l’époque de la découverte; même les tremblements sont fort rares :on n’a signalé de violentes secousses que dans File Brava, à l’extrémité sud-occidentale du demi-cercle des îles. En quelques-unes des Caboverdiennesle fer est très abondant ; dans le groupe méridional notamment, un litanate defer, dont la richesse métallique est extraordinaire, se présente sous la formede sable noir au bord de l’Océan; on l’y trouve en si grandes quantités,qu'aux heures où les rayons solaires dardent sur la plage, les nègres eux-mèmes ne peuvent y poser les (lieds, tant elle est brûlante. Des naviresinnombrables pourraient y prendre des chargements de minerai.
De même que dans les autres archipels atlantiques, la températuremoyenne des Caboverdiennes, égalisée par les eaux où elles baignent, estmoins élevée que celle du continent africain sous la même latitude. A