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NOUVELLE GÉOGRAPHIE UNIVERSELLE.
côtes caboverdiennes; à côté du corallium rnbntm, le môme que celui de laSicile , vit une autre espèce, 1 c plemocorallium Johnsoni, polype blanc ainsinommé par* les explorateurs du Challenger'. Des Napolitains, établis dansl’ile de Sào-Thiago, s’occupent de la pèche du corail, devenue l’une desindustries importantes du pays.
D’après la légende, les Portugais auraient trouvé deux indigènes noirslorsqu’ils débarquèrent à Sâo-Thiago ! ; Feijo raconte aussi que des nègresOuolot', fuyant leurs ennemis, auraient traversé la mer, grâce aux courantset à la brise, et peuplé la grande île. Pareil voyage eût été un prodige, carles Ouolof n’ont jamais possédé que des canots ouverts, et, dans ces parages,vents et courants portent dans la direction du sud; mais aucun des chro-niqueurs contemporains de la découverte ne parle d’habitants qu’on auraittrouvés dans Sào-Thiago ou dans les autres îles. Quelques Portugais libreset des Africains esclaves, tels furent les premiers colons de l’archipel cabo-verdien.
Des familles de l’Alemtejo et de l’Algarve accompagnèrent en 1461 les« donataires » auxquels les îles avaient été concédées en fief; mais le grosdelà population immigrante , qui s’établit d’abord à Sào-Thiago et à Fogo,se composait de Ouolof, deFeloup, Balanta, Papel c! autres nègres capturéssur le continent voisin. Fm 1469, la traite des esclaves fut concédée enmonopole exclusif aux feudataires de l’archipel par un édit d’Alfonso \, eten conséquence le littoral voisin ne fut pour les propriétaires qu’un terri-toire de chasse dans lequel ils allaient se pourvoir d’esclaves pour leursplantations 3 4 . Le recrutement des travailleurs, telle est la cause qui a main-tenu jusqu’à une époque toute récente les comptoirs de la Sénégambie por-tugaise sous la dépendance administrative de l’archipel du Cap-Vert .
La chaleur tropicale, l’éloignement de la mère-patrie, la dégradation dutravail par l’emploi des esclaves et des condamnés, ont empêché touteimmigration portugaise proprement dite dans l’archipel et, depuis quatresiècles, les seuls blancs qui se soient présentés dans les îles sont venus enqualité de fonctionnaires et de maîtres 1 2 . Le peuplement- s’esL fait surtoutpar l’élément africain , mais les mélanges ont uni les deux races. La popu-lation caboverdiennc est presque entièrement composée d’hommes de cou-