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Livre XII. L'Afrique Occidentale.
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SÀO-TIIIAGO, FOGO.

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lainment vers Ribeira-Graude, que les corailleurs italiens, venus de Yia-reggio, ont leurs principaux lieux de pèche. La colonie italienne de la Praiadépasse deux cents personnes.

L’ile de Fogo ou du « Feu », qui succède à Sào-Thiago dans la rangée desîles « Sous le Vent », présente la forme arrondie des terres qui consistent,comme Grau Ganaria et Gomera , en un seul massif d’éruption : de mêmeque ces deux îles canariennes, elle est un peu éclianerée à l’ouest, le côtéd’où proviennent les tempêtes les plus violentes, et c’est au centre, sur unplateau de laves, que se dresse le sommet le plus élevé, le volcan de Fogo. Lecratère de la montagne, d’environ 5 kilomètres en circonférence, est inscritdans un autre cratère, comme le pic de Teyde dans l’hémicycle desGaîïadas : d’après Vidal et Mudge, l’altitude du piton suprême serait de2976 mètres. On le distingue de cent cinquante kilomètres en mer.

C’est en 1680 seulement que File, nommée Sâo-Filippe par Antonio diAoli, reçut des habitants épouvantés l’appellation d’illia do Fogo : un trem-blement du sol, puis des é ’ s de lave effrayèrent tellement les colons,que plusieurs d’entre eux s’enfuirent dans File Brava. Buffon racontemême, à tort, que l’île avait été complètement abandonnée ’. D’autres incen-dies volcaniques de Fogo furent également terribles, entre autres ceux de178b et de 1799, qui déversèrent d’énormes coulées de lave jusque dans lamer, changeant ainsi la forme du littoral : une de ces cheires, dite la Relva,emplit une vallée qui était entièrement couverte de magnifiques plantations ;mais par la décomposition de ses scories elle s’est à son tour revêtue deterre végétale, où croît le meilleur tabac de l’archipel 2 . Un reste d’activité semaintint dans le volcan jusqu’en 1816; alors on vit disparaître la fumée,et les jeunes gens purent descendre dans l’intérieur du cratère pour enrecueillir le soufre. Toutefois, si les habitants de Fogo n’ont plus eu àsouffrir pendant ce siècle des vibrations du sol et des éruptions, ils ont étéplus éprouvés que les autres Caboverdiens par le manque de pluies et lafamine. On dit qu’en 1851 la population diminua déplus des deux tiers:après avoir dépassé 16 000 personnes, elle serait descendue à 561b indi-vidus; cependant la fécondité des cendres volcaniques est si grande, lesproduits qu’elles donnent ont une telle valeur, qu’après chaque désastre lesvides se remplissent et de nouvelles plantations remplacent les anciennes.

1 Preuves de In Théorie de la Terre.i Lopes de I.ima, ouvrage cité.

XII.

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