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Livre XII. L'Afrique Occidentale.
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102 NOUVELLE GÉOGRAPHIE UNIVERSELLE.

Après Sâo-Thiago et Santo-Antào , Fogoest l’ile la plus populeuse de l’archi-pel, et les Mânes, originaires pour la plupart de familles madériennes, ysont relativement nombreux. Sa capitale, Sào-Filippe, est située au bordd’une rade ouverte de la côte sud-occidentale, en lace de File lirava.

Celle-ci a depuis longtemps cessé de mériter son nom d’ile « Sauvage ».La plus salubre, la mieux cultivée, la plus agréable de tout l’archipel, elleest même souvent appelée le « Paradis des Caboverdiennes », par con-traste avec les quatre « Enfers », Sào-Vicenle, Sal, Boa-Vis la et Maio.Négligée par les concessionnaires portugais pendant les deux premiers

N° 28. - FOfîO ET ItH \\K.

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siècles de l’occupation, elle n’avait d’autres ' s que des nègres

marrons venus des autres îles et vivant de la pèche et de l’élève du bétail.Le désastre de Fogo, en 1860, accrut soudain le nombre des habitants;mais aucun d’eux ne s’attribua le monopole des terres. Brava n’eut point desuzerain allermant à volonté telle ou telle partie de son domaine. Chacuns’établit en qualité de propriétaire et chacun eut sa part ; il en est résultéque 1 ile, d’ailleurs peu accidentée et facile à cultiver dans toute son éten-due, est devenue le jardin de l’archipel et que la plupart de ses habitantssont dans l’aisance. Leurs charmantes maisonnettes brillent gaiement àtravers la verdure.