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NOUYELI.K GÉOGRAPHIE IM Y K H SK 1.1. K.
goût stupide de col uni mal pour tout ce qui brille, «aussi bien les yeux desenfants que les bijoux’. » Dans les plaines herbeuses, parsemées de bou-quets d’arbres, qui s’étendent, au sud de la grande courbe du Sénégal , versle Salonm et la (ianibie, on rencontre encore des girafes et diverses espècesd’antilopes. Les pays arrosés et fertiles, mais à distance des lieux habités,ont leurs troupeaux d’éléphauls; au commencement du dix-huitième siècleon en voyait des bandes de quarante;! cinquante bêtes, qui paissaient tran-quillement les herbes de la savane ou les champs des indigènes 3 ; encorevers 1 Sf>0 quelques individus isolés s’avancaient jusqu'au lleuve dans levoisinage du lac de Paniélbul ou même traversaient le lac pour allerbrouter dans les savanes du bas delta ; mais au lieu d’apprendre à domes-tiquer cet animal, comme on le fait en Asie, comme on le lit jadis à Car-thage , on ne cherche qu’à l'exterminer. L’hippopotame n'a pas disparu duhaut Sénégal et de ses marigots. Dans tous les fourrés gîtent les sangliers.Les singes gris sont les seuls quadrumanes qu’on voie dans la région dulittoral, mais les cynocéphales vivent en multitudes dans les forêts de l’in-térieur. Sur la rive du haut Bakhoy, une montagne à degrés' réguliersforme un immense escalier dont chaque marche fourmille de singes, juchéssur les saillies du roc ou s’attachant aux branches des arbres qui se pen-chent au-dessus du vide. Mage évalua la foule des babouins qui le saluaientde leurs aboiements forcenés à [dus de six mille individus '. Les cynocé-phales constituent de petites républiques près des zones cultivées : ce sontles grands ennemis de l’agriculture, et les enfants sont constamment oc-cupés à garder les abords des champs; pourtant il est des tribus, près delîakel, qui prétendent avoir conclu un traité de paix avec les singes et dontles cultures seraient préservées de toute déprédation de la part des qua-drumanes du voisinage*. Winwood Reade affirme qu’ils se jettent parfoisen lbule sur la panthère et la tuent, après avoir perdu un grand nombredes leurs
Dans quelques régions de la Sénégainbie il n’y a point de carnassiers;on n’en voit guère dans le Foula-Djallon, tandis qu’ils sont nombreux etredoutables dans tout le Rambouk 5 . Le lion, animal sans crinière, maisd’aussi grande taille que le «seigneur» de l’Atlas, vit surtout dans la ré-gion des steppes au nord et au sud du fleuve; on le voit fréquemment dans