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Livre XII. L'Afrique Occidentale.
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FO I I. A.

-J'J I

élrablancs. Hn Sénégambie de nombreux explorateurs uni égalemententendu des Foula se vanter de Ii*ur parenté ttvuc lus blancs'; mais laplupart, zélés maliomûtans, préfèrent lérlitmer une origine liymiarilu ouarabe, ut les marabouts font remonter leur généalogie nationale jusqu'àun ancêtre commun Fellah ben-llimier, le « Fils du Bouge » ou de l’Ily-miitrile. ba provenance et la couleur de la peau seraient expliquées à lalois 5 .

Plus encore que par les traits el la couleur de la peau, les Foula sedistinguent de leurs voisins les nègres parleurs imuurs de bergers. Moinsnomades que les Maures, ils changent volontiers de résidence, abandon-nent meme les villages sans esprit de retour quand le bien-êlre des trou-peaux l’exige. C’est en suivant leurs zébus qu’ils se sont répandus danstoutes les régions de l’Afrique occidentale . Par une expérience héréditaire,ils sont arrivés à connaître admirablement les mœurs des animaux et às’en faire aimer; dans les expéditions de guerre ils sont d’une merveil-leuse adresse pour enlever les troupeaux de l’ennemi et se faire suivredocilement par eux; les jeunes Foula qui n’ont point reçu de bœufs enhéritage vont en capturer dans les tribus voisines et les enlraiuen! au loin ;des colonies foula se sont ainsi fondées de l’une à l’autre extrémité del'Afrique 3 . Le culte primitif paraît avoir été la boolàtrie, et dans leurmahométisme actuel se sont maintenues de nombreuses coutumes quitémoignent de leurs anciennes _ 's. La propreté qu’ils observent

dans leurs beuveries a quelque chose de religieux; les Foula du Boudonreçoivent leurs hôtes dans leurs parcs à bestiaux, pour témoigner ainside leur respect pour l’étranger'. Ils ne paraissent pas avoir connu lecheval dans leur patrie primitive, car le mot par lequel ils le désignentest d’origine berbère 5 .

Parmi les bergers foula, plusieurs ont celle apparence hébétée que donnela vie d’isolement avec les animaux; mais, prise en masse, la race se dis-tingue par une intelligence supérieure, par la noblesse des idées, le tonpoétique et l’élévation du langage : tel conte que l’on récite le soir dans lesvillages témoigne de sentiments si hauts, que les nègres des tribus envi-ronnantes ne le comprendraient même pas 0 . D'ailleurs les Foula saventaussi prouver leur supériorité en se mettant à l’école do leurs voisins : avec

1 Itcné Faillie ; - Mungo l'itrk ; — Mollieii ; — Haflencl; — Horion ; —ll< > et[iiiiril ; — lia vol.

2 Faidlicrbc, Malice sur lu colonie du Sénégal.

•’* lia vol. Bulletin de lu Société de Idéographie de Lille . 1881'.

1 Aime. KaFienel, ouvrage cité.

r> Faidberbe; —(tirant de ttialle, Les Peuples de l'Afrique el de l'Amérique .

'■ Hémigcr-Féraud. Recueils de contes populaires de la Sénégambie.