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Livre XII. L'Afrique Occidentale.
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NOUVELLE (rfiOGRAI’ll IE UNIVERSELLE.

toute apparence, ne pratiquant aucun culte : la chair du serpent, celle dusanglier ne leur répugnent point. Ils n’ont d’autre industrie que la fabri-cation des écuelles et des mortiers à piler le mil. Petits, noirs, aux che-veux crépus, ils sont tenus pour des parias par toutes les populations en-vironnantes 1 .

ba langue dos Foula n’a pas encore été elassée d’une manière déliniliveparmi celles de l’Afrique . Ils oui deux genres, non le masculin et le fémi-nin comme la plupart des idiomes, mais l’humain el h 1 non humain;les adjectifs s’accordent par la rime avec le subslanlif et les mois se modi-fient euphoniquement les uns les autres. Par quelques traits les dialectessonores des Foula ressemblent aux idiomes des nègres environnants et parl’emploi des suflixes se rapprochent,des parlées sémitiques, dont ils parais-sent avoir longtemps subi l’influence; ils renferment beaucoup de motsarabes, notamment ceux qui se rapportent à la religion et aux institutionssociales. Mülleret après lui Cust croient devoir classer les dialectes foulaen un groupe glossologique voisin de celui dont le type est le nouba du Kor-dofan. Quoi qu’il en soit, leur véritable place sera bientôt connue, car ilexiste déjà plusieurs ouvrages grammaticaux sur divers langages foula, etmême un prince de Sokolo a rédigé une grammaire de sa langue 5 ; toute-fois les livres nombreux qu’ont écrits les marabouts el qui contiennent lecode des lois de l’histoire nationale, sont tous rédigés on arabe". Les indicestirés de l'idiome, aussi bien que les traditions historiques, témoignent del’origine orientale des Foula ; ils ont traversé l’Afrique en venant de l’est àl’ouest ;mais, par un phénomène analogue à relui que présentent les Arabes qui, après être arrivés au Maroc , ont repris leur mouvement de migrationen sens inverse et jouissent d’une influence d'autant plus grande qu’ilsviennent du tiharb le plus éloigné, les Foula recommencent leur exode de,l’ouest vers l’est, el c’est des bords du Sénégal que sont venus, au com-mencement du dix-neuvième siècle, les fondateurs des empires de llaoussaet de Massina dans le bassin du Niger ; c’est aussi près du bas fleuve quecommencèrent les complètes du marabout Al lladji-ümar qui, dans le hautSénégal , balança longtemps la fortune de la France 1 .

Parmi les Foula sénégalais, quelques-uns, notamment ceux de lîirgo, sontrestés en dehors de l’islam , quoique la circoncision soit chez eux une pra-tique traditionnelle ; mais la grande majorité de la race a, depuis longtemps,

1 Fuiclliei'lio, Notice sur le Sénégal .i Ncedham Cnsl, Modem Languages of Africa.r. lia vol, Bulletin de la Société de Géographie de Lille, 1882.1 Eaiiltii'rlii’, Satire sur la colonie du Sénégal .