GOUVERNEMENT Dl’ FOI TA-DJA t.LON.
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et Allaya ; les au 1res émigrent, vont chercher ibrlune comme bergersmi détrousseurs de caravanes 1 * * . La division en Sorya et Al lava paraît sinaturelle aux Foula, que les nations étrangères sont groupées par euxdans l'une ou l’autre l'action : les Français sont dits Sorya et les Anglais classés parmi les Allaya s .
La régularité de transmission dans le va-et-vient du pouvoir témoigne del'influence exercée par les grandes familles : ce sont elles qui gouvernentsous le nom des personnages qui se succèdent sur le trône ; toutes les loisqu'une affaire considérable se présente, les notables se réunissent en conseilet font part de leur décision à l’almamy. De même ils gouvernent les pro-vinces, quoiqu’ils n’exercent pas directement le pouvoir. L’unité de vuesou du moins d’intérêts prévaut dans toute l’administration, Etal, pro-vinces, villages, par l’effet, régulier de la rotation des partis. Au ehange-gemenl de règne dans le Fouta-Djallon correspond un changement analoguedans chaque circonscription. L’almamy choisit dans sa faction chacun deschefs secondaires et ceux-ci, moyennant tribut, exercent le pouvoir directe-ment pendant tout le règne du suzerain ; ils rendent la justice, et presquetoujours en dernier ressort, quoique l'appel aux supérieurs ne soit pasinterdit ; ils lèvent les troupes en cas de guerre, pour les mettre à la dispo-sition de l’almamy. Si forte est la puissance des lois dans ce pays, que toutaccusé, mandé par ses juges, se rend au lieu d’appel sans huissiers nigendarmes, même lorsque sa vie est en péril. Les larcins ordinaires sepunissent du fouet, un vol grave entraîne la perte du poignet: on abatla seconde main, puis les pieds aux récidivistes. L’assassin, mêmel'ivrogne incorrigible", sont condamnés à mort : les malheureux creusenteux-mêmes leur fosse et s’y couchent pour s’assurer qu’elle est assezlongue pour eux 4 .
L’Etat se divise en treize diaouai ou provinces, dont quelques-unes, lesplus étendues, sont partagées en demi-provinces. Chacune de ces divisionsest modelée sur l’Etat : chaque province a ses deux chefs, assistés d’un con-seil, et chaque village ses deux maires, conseillés par des notables ou éche-vins. Parmi les descendants des anciens possesseurs du pays, les Djallonké,ceux qui ne sont pas convertis à l’islamisme payent des tributs en bestiaux.Les autres exercent les métiers inférieurs et constituent des castes séparéescomme griots ou forgerons, tandis que nombre d’entre eux, devenus Foula,