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Livre XII. L'Afrique Occidentale.
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NOUVELLE GÉOGRAPHIE UNIVERSELLE.

grâce aux croisements, se mêlent au reste de la population. A l’ouest, di-verses tribus vivant en dehors des Fouta-Djallon proprement dits, tellesque les peuplades du Kliabou et les Landouman, payenL l'impôt aux gou-verneurs lôula des provinces les plus voisines. Les revenus du gouverne-ment comprennent une dime prélevée sur les récoltes, des « coutumes»perçues sur les caravanes, des tiilnits acquittés par les populations con-quises et une cinquième part du butin pris à la guerre.

Les possessions de la Sénégambie se rattachent à la France , d’un côtépar des représentants élus, de l’autre par des fonctionnaires que désigne lepouvoir central. Les mandataires du pays, que nomment les électeurs descommunes de plein exercice, noirs et blancs, sans distinction de couleur,sont les seize membres du conseil général, dix pour l’arrondissement deSaint-Louis, six pour celui de Forée, et le député envoyé à la Chambre. Leprincipal délégué du pouvoir, dont les attributions sont très étendues, etqui a le litre de gouverneur, réside à Saint-Louis ; en outre, un lieutenant-gouverneur est préposé à l’administration des rivières du Sud et des pos-sessions méridionales, sur les côtes de l'Ivoire et des Esclaves. Très fré-quemment les titulaires du pouvoir ont changé : l’insalubrité du climat,la nostalgie et l’ambition des fonctionnaires, les revirements politiques dela métropole ont pour conséquence un renouvellement fréquent de l’admi-nistration sénégalaise . De 1850 à 188(5, en trente-six années, dix-septgouverneurs, en titre ou par intérim, se sont succédé au Sénégal ; lamoyenne du séjour est de deux années. Fn conseil colonial, composé deshauts fonctionnaires et des notables, assiste le gouverneur et le lieute-nant-gouverneur dans la préparation des décrets et l’étude de toutes lesmesures d’intérêt public. Le conseil général s’occupe des questions bud-gétaires et vole annuellement une somme d’environ 500 0U0 francspour l’instruction primaire et pour l’envoi de boursiers aux collèges dela mère patrie. L’ensemble des ressources dont dispose le gouverne-ment colonial est d’environ deux millions et demi, mais toutes les dé-penses militaires et navales incombent au budget métropolitain; les fraisexceptionnels, (tour construction de routes muletières, de voies ferrées etde forts, sont également à la charge du trésor français. La pièce de cinqfrancs ou « gourde » est devenue l’unité monétaire du Sénégal , mais lesgens de l’intérieur ne connaissent ni les poids ni les mesures employésofficiellement en France .

Les forces militaires de la colonie sénégalaise , commandées par un co-