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NOUVELLE UKOlilUNllK UNIVERSELLE.
découpée eu péninsules dont les marigots font un dédale d’ilots à maréeliante; mais les estuaires 11 e pénètrent pour la plupart qu’à une faible dis-tance dans l’intérieur, la pente du terrain se relevant assez rapidement versles monts du Fouta-Djallon : à peine a-l-on dépassé la zone des palétuviersque l’on se trouve déjà sur le sol ferme provenant de la décomposition desgrès ferrugineux. Le cours d’eau le plus septentrional de celte région rouleun Ilot considérable : à l'endroit où Lambert le traversa, en lXfit), il portele nom de Cogon ; à son embouchure les naturels que questionna lielcherl’appelaient Componi ou Cainpouni. Ouvert en un large entonnoir, il se ra-mifie 011 plusieurs bras, dont l’un embrasse à l’ouest l’île de Tristan, lapremière terre française de cette partie du littoral. Elle porte encore le nomdu navigateur portugais , Muno Tristào, qui la découvrit en 144b.
Le rio Mimez (Mimez), le Muno des Portugais, est également nomméd’après ce marin, qui y pénétra le premier et y trouva la mort, dans unerencontre avec les noirs; ce cours d’eau est le Kakoundi des indigènes 1 ;il est alimenté par de nombreux et rapides torrents, qu’on traverse surdes ponts suspendus de lianes et de branches 2 . Fort importante pourle commerce, cette rivière est d’un moindre volume que le Componi :son cours, en amont de l’estuaire, ne dépasse probablement pas une cen-taine de kilomètres; les sources ne sont pas très éloignées de chutes quiarrêtent la navigation à une petite distance en amont de Boké, le comptoirfrançais du Mimez. Les grands fonds, de b et fi mètres à marée liasse,commencent à fit) kilomètres de la mer : de ce point jusqu’à l’estuaire,les navires à forte calaison voguent, sans danger, et l’entrée du fleuve11 ’est point obstruée par une barre, quoiqu'une île maintenant boisée, Filede Sable, s’y soit formée pendant le courant du siècle. Mais les courantsde 11 ux pénètrent avec une grande violence dans l’entonnoir du rio Mu-ùez, large de 7 kilomètres à l’ouverture : parfois la vitesse de l’eau atteintU kilomètres à l’heure, et de nombreuses carcasses de navires témoignentdu danger que la violence du mascaret fait courir à des voiliers sanspilotes. La marée monte plus haut dans le rio Munezque dans les autresrivières de la côte : elle s’élève à fi et 7 mètres. Sur les deux rives le feuil-lage des palétuviers s’arrête suivant un plan horizontal d’une régularitéparfaite, qui indique la nappe d’affleurement du flot 5 . La profondeur durio Munez, le long espace de navigation libre qu’il offre aux bateaux à va-peur, la richesse agricole du bassin et la proximité du Fouta-Djallon dési-
1 ltelcluT, Journal of llie R. Geograpliical Society, 1832.
1 Gray aiul Hochant ; Olivier de Sandervat, ouvrages cités.
5 Siogmimd Israël, Deutsche Rundschau fur Géographie und Slat/slih. jmii 1880.