RIVIÈRES 1)L SU), Clll IMINI, M'.NEZ, PONGO.
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gnent cette rivière comme l’ime des principales portes d’entrée de l'Afrique intérieure, et c’est de là que M. Olivier de Sanderval proposait de faire par-tir le chemin de fer pour lequel il a obtenu de l’almainy une concessiongracieuse, mais destinée probablement à n’avoir point d’effet.
Au sud du A'une/, coule une autre rivière, qui lui est parallèle, le Katako,d’entrée fort difficile ; mais le premier grand cours d’eau débouche à unecentaine de kilomètres plus loin, au delà de Ia pointe triangulaire du capYerga, dominée par de hautes collines. Ce lleuve est le rio Congo (Pongos,Pongas), dont les divers aflluenls naissent dans les vallées sud-occidentalesdu Foula-Pjallon; la région du cours moyen est encore inexplorée etle tracé des rivières ne peut être indiqué avec précision ; la nomenclaturemême n’en a [tas été identifiée. L’estuaire du Pongo, moins large que celuidu Auriez, se ramifie en branches secondaires beaucoup [tins nombreuses :sur une trentaine de kilomètres, la cote, quoique offrant du côté de la merune plage rectiligne, est découpée à l’intérieur d’un prodigieux lacis demarigots, labyrinthe où les embarcations, entraînées rapidement à maréehaute, cheminent sous les voûtes de verdure. La barre du Pongo est la plusdifficile des rivières du Sud, et si les navires en manquent l’étroite passe,ils risquent fort d’être poussés sur les sables parla violence du courant : leIlot, qui s’élève d’environ 2 mètres, remonte l’estuaire à plus de 40 kilo-mètres, distance d’ailleurs bien inférieure à celle qu’atteint le flux dansles rivières du nord, telles que la Gambie et la Casamance. Le courantfluvial du Pongo descend avec une extrême rapidité pendant la saison desliantes eaux, même de 14 à 15 kilomètres par heure, ce qui semble indi-quer un débit considérable 1 .
Un fleuve encore plus abondant, si l’on en juge par le cours supérieur,est celui qui, dans le Fouta-Djallon , porte le nom de Kakrimanou Kakrima.Ce courant naît dans le même massif que la Gambie , la Comba ou Rio-Grande, la Falémé, le Bafing; tous ceux qui l’ont traversé dans ses hautesvallées, Cailiié, Lambert, Bayol, A'oirot, Olivier, parlent de ses belles eauxrapides. A l’endroit où le dernier voyageur franchit ce courant , à 4Ô0 mètresd’altitude, son débit était d’au moins oO mètres cubes par seconde; mêmependant la saison sèche on ne peut le traverser à gué; mais cascades etrapides le rendent innavigable. En aval de ces chutes, sur une longueur de"200 kilomètres en droite ligne, nul explorateur n’a reconnu le cours duKakriman, et l’on n’est pas absolument certain que la rivière Brameya. quidébouche dans la mer à moitié chemin entre le Pongo et la Mellacorée,
* CnfRiiières de Nonleck, Tour du Momie, IS S fi