XUL'YELLE GÉÜGKAPII1E IMYERSEU.K.
presque géométrique du plan «jni rattache le cou au menton : on diraitqu’un coup de sabre a égalisé tout le lias de la mâchoire. Les fétichessculptés des Haga reproduisent, en l’exagérant, ce trait pltysionomique.Dans la plupart des peuplades haga, les hommes ont l'habitude de se vêtir:ils portent le boubou, tandis que les femmes n’ont d’autre vêtement qu’uneficelle à laquelle sont enfilées des perles ou attachés des chiffons, des an-neaux, des ornements en bois ou en métal. Les plus riches ont un anneaudans la cloison du nez; toutes ont le lobe de l’oreille percé de trous,où elles introduisent, des pailles de riz, et taillent en pointe les dentsde leur mâchoire supérieure; quelques-unes se tatouent le dos défigurésen losange qui continuent les dessins formés par la coiffure.
En général, les emplacements des villages sont fort bien choisis par lesHaga. ils groupent leurs maisons dans un endroit élevé, quoique abor-dable par la voie des marigots, et prennent soin de n’ètre pas trop éloignésde grands arbres dont les cimes détournent la foudre de leurs demeures.Toutes les cases, rondes ou carrées, reçoivent le jour par un espace vide,ménagé entre la paroi de pisé et la toiture en paille de riz, que soutiennentdes rangées de pieux. Les femmes, qui sont chargées d’élever ces édifices,commencent d’ordinaire par le travail de poterie. Avec de la paille et lavase argileuse des marigots elles façonnent des jarres au ventre rebondi,ayant jusqu’à deux et trois mètres de hauteur : ce sont les réservoirs oùs’emmagasine le riz pour la consommation annuelle de la famille; onattend que le soleil ait. bien séché ces jarres avant de procédera la con-struction des murailles qui les enfermeront 1 . Tes hommes s’occupentsurtout de la culture des champs; ils sont laborieux, comme tant d’autresnègres dits « paresseux incorrigibles », et leurs mœurs sont, essentielle-ment pacifiques. Dans la plus grande partie du Dagataï, les indigènesvont et viennent sans armes et leur pays est considéré comme un lieud’asile: s’v battre serait commettre un crime. Décemment chaque villagehaga constituait un petit Etal distinct; le gouvernement français les a tousrattachés, du moins dans 1e bassin du rio AT niez, au domaine du roi desAalou, sous la suzeraineté du commandant militaire de lloké.
Les Landouman, annexés également par la Erance à l'empire du roides Aalou, vivent sur les deux bords du Au fiez en amont de l’estuaire.Pressés comme les autres peiqdes par les envahisseurs foula, ils leur résis-taient avec énergie; mais si les Français n’étaient intervenus commesuzerains de la contrée, il est probable que, eux aussi, auraient dù se
1 Coiïmiéres île Xordcck, article cité.