Band 
Livre XII. L'Afrique Occidentale.
Seite
341
JPEG-Download
 

SOL'-SOU, HO K K.

r.ii

des coffres et des lits de fabrication étrangère. Du côté de la mer ils subis-sent l'influence des blancs, de meme que sur le versant des montagnes ilsont cédé à l’ascendant des Foula. D’avance on peut les ranger au nombredes peuples qui entreront dans le courant des nations policées'.

I.es Européens sont peu nombreux sur les bords des rivières du Sud, etla plupart n’y séjournent qu’un temps bien court, les dangers du cli-mat obligeant les étrangers à hâter le plus possible la conclusion de leursaffaires. C’est indirectement que l’action dos blancs se fait le plus sentir,surtout par l’intermédiaire des gens de couleur sénégalais et des marchandsouolof, dont les cases sont désignées parmi bambou portant une bandcrollede calicot; dans tous les villages de la côte et même au loin dans les villes del’intérieur les maisons de commerce européennes sont représentées par cesfourriers de la civilisation. Mais l’accroissement rapide du trafic dans cesrégions de la Sénégambie méridionale ne peut manquer d’accroître annuel-lement le nombre des visiteurs, surtout quand des stations auront étéfondées dans quelque site salubre, sur une montagne ou dans une île dulittoral.

Le comptoir européen situé le plus en amont sur les bords du Auriez estle gracieux village de Boké, dont les cases rondes se montrent au milieu dela verdure sur les pentes d’une colline de la rive gauche, à 80 kilomètresde l’embouchure : une baie de cierges épineux entoure les maisons et lesjardins. Au centre du poste français , une cour plantée de citronniers etd’orangers est ornée d’un monument érigé en l’honneur de Kené Caillié,qui partit de là, en 1 S w 27, pour son voyage de Tombouctou . Kakandi étaità cette époque le, nom du village. A la suite d’une autre expédition, celle deMM. Bayol et Xoirol, (pii eut aussi Boké pour point de départ, le commercede ce poste s’est beaucoup accru : les nègres des alentours, connus géné-ralement sous le nom de Tabourayes, apportent au marché des ara-chides, du caoutchouc, des amandes de palmier*. A l’est, sur la roule duFoula-Djallon. se succèdent les deux gros bourgs de Bambaya et de lxonso-lomi. lieux charmants où les eaux pures coulent entre les bosquets, lesjardins, les plantations de cafiers, de bananiers, d’orangers, de tabac,les baies d’épurges ou pourghères. Des Foula hospitaliers habitent celtecontrée salubre, où des colonies d'Européens pourraient s’établir avec des

1 Bérenger-Férand ; — Cnrre: — Vigne ; — Israël .

5 Mouvemenl des échanges à lîuké. en ISSë : 1 (î9.j (10(1 francs, demi 1 (Mi 000 francs d'arachidescl Ü0 ‘JèO francs de caontclmnc.