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liantes habitent dans le voisinage immédiat dn littoral de Krim, près desfrontières de Liberia . A l’orient, le territoire réservé pour l'expansion co-loniale de l'Angleterre est limité virtuellement par nue convention qui con-cède à la France le privilège d’annexions futures dans les régions duliant Niger . Fn considérant déjà comme domaine britannique tout le bas-sin de la Rokelle et ceux des autres rivières qui se déversent dans l’Océanjusqu’à la frontière de Liberia , on trouve, pour eel espace, une superficieapproximative de 75 OUI) kilomètres earrés. Quant au territoire anglais proprement dit, il n'a qu'une surface de 21)00 kilomètres carrés, peu-plée de 00 Ù50 personnes en I SS I. Si les régions du versant dans l’inté-rieur avaient une population aussi dense, c’est à plus d'un million et demiqu’il faudrait évaluer le nombre des résidents. D'après Cust. les deux seulesnations des Tinmi et des lîoullom de Sherbro comprendraient 250 000 in-dividus. La population de tout le versant est d’au moins un demi-milliond’habitants.
La cote de Sierra-Leone se divise en deux moitiés, de configuration biendistincte. La partie méridionale de la contrée présente une plage régulièreà faibles saillies : peu de cordons littoraux sont tracés avec une préci-sion plus géométrique. La côte de l'ile Sherbro continue celle de la terreferme jusqu’au cap Saint-Ann, terminé en fer de lance : sur une longueurde 175 kilomètres, la ligne du rivage se maintient presque inflexible-ment droite. Il est vrai que ce littoral régulier a été à demi détaché du con-tinent par un bras de mer et par un long marigot; mais telle quelle, laflèche indique bien le rivage primitif qui se rattache sous-marinement aucap Iloxo, entre le Cacheo et la Gasamance, par la chaîne des récifs et desîles dont l'archipel des Rissagos est le fragment principal. Au nord-ouestde l’ile Sherbro les bancs se prolongent à une grande distance : les côtesde Sierra-Leone ne sont pas moins périlleuses que celles de la Guiné por-tugaise, surtout pendant la saison des pluies, alors que les nuées voilentl’horizon, et nombreux sont les navires qui se sont perdus dans ces pa-rages. Sur quelques points du parcours les pilotes doivent se tenir à unecentaine de kilomètres au large de la rive continentale.
Au nord de l’ile Sherbro, la côte, déchiquetée par les érosions marines,se creuse en golfes et en baies, se hérisse de caps et de péninsules. Deces presqu’îles, la principale est celle qui porte spécialement le nom deSierra-Leone , et dont une colline, à l’extrémité septentrionale, a reçu lacapitale des possessions anglaises. On dit que lors des grandes marées etdes pluies abondantes cette presqu’île devient complètement insulaire; lesdeux marigots qui la séparent à demi de la terre ferme s'unissent alors eu