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Livre XII. L'Afrique Occidentale.
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NOUVELLE GÉOGRAPHIE UNIVERSELLE.

une des questions les plus discutées dans l’histoire de la géographie; l’onconstituerait loule une bibliothèque «les mémoires et des gros ouvrages«pii ont élé publiés pour établir la priorité des Français ou celle des Portu-gais . Fn 1 (><>(>, le voyageur Yillaull de Bcllefond, qui avait visité les cèlesafricaines jusqu'il la côte du Poivre, parla le premier d«?s établissementsfondés par h‘s marins dieppois sur la côt<“ de l'Or, dans la deuxième moitiédu «pialorzième siècle. D’après lui, les marchands de Dieppe , associés àceux de lîoueu, auraient Indiqué directement, de lôtii à 1410, avec lesnègres di; cette région : ses affirmations ne reposent, il <‘st vrai, sur aucunepreuve positive et l’incendie de la hibliotlh'que de Dieppe , en HMH, n’a paspermis de contrôler son dire 1 ; toutefois divers témoignages indirects, entreautres l'habileté spéciale des ouvriers dieppois pour la sculpture de l’ivoire,prouvent «pie des rapports suivis s’étahnit depuis longtemps établis entrele port normand t‘l les l<“rr«'s africaines bien des générations avant queYillaultde IVllefond mligeàl son fameux rapport à Colbert *. Quant àla ([«‘couverte définitive de la côte de l’Or, découverte incontestée qui prend-«laie dans la science positive 3 , elle se fit en 1470 ou 1471 : un des explo-rateurs qui atteignirent les premiers ce point du littoral portail ce nom deSantarem, illustré pendant ce siècle par le plus savant défenseur de la prio-rité des Portugais dans Pieuvre de la découverte des rivages africains. Onzeou douze ans après la reconnaissance du littoral par Santarem et Escovar,le roi ./oào 11 faisait construire le fort de Sào-Jorge «le la .Mina sur unpromontoire du littoral ; par ses ordres les bateaux de transport qui avaientaccompagné ses caravelles de guerre furent coulés à fond, afin «pie h“sétrangers crussent à l'innavigabililé des mers de Ouinée pour tous autresbâtiments «pie les vaisseaux «le construction portugaise 4 .

Cependant.les marins des aulivs nations apprirent, le chemin de la côtede l’Or : des Hollandais se présentèrent à la fin du seizième siècle et bien-tôt après expulsèrent les Portugais , puis ils firent l’acquisition des établis-sements brandebourgeois fondés en ll»8‘2 sur le cap des Trois-Poinles. Ilsfurent chassés à leur tour par les Anglais . En lîC>0, il ne restait plus surla côte, en dehors «le leurs possessions, que des comptoirs danois et hol-landais : les premiers furent rachetés par l’Angleterre, les seconds acquisc-onlre abandon des droits que les Anglais s'arrogeaient en «piebpies districtsde Sumatra ; mais la cession définitive désétablissements mierlandais, en

* Do Sanlareni, Mémoire sur In priorité de la découverte de la côte occidentale d'Afrique .

- Eslanrelin ; Vitol ; d’Avezac ; Gravier .

3 Vivien de Saint-Mariin. Histoire de la Géographie.

4 Oscar Peschel , Geschichte des Zeitalters der Entdcckungen.