.NOUVELLE GÉOGRAPHIE UNIVERSELLE.
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tenu et agrandi à cause de sa.position près de l'endroit où le Prali s’unit al’Océan. Sa plage est un lieu de débarquement fréquenté; cependant ungrand coude de la rivière dans son cours inférieur a fait choisir une antreescale pour le trafic avec les régions de l’intérieur et notamment avec lerovaume des Achanli. Celte escale est la ville d’Flinina, le plus anciencomptoir des Kuropéens sur la côte de l’Or. Ces français s’établirentd’abord à « la Mine » vers la fin du quatorzième siècle 4 ; puis, après aban-don du commerce sur la cèle de l’Or par les négociants dieppois, les Por-tugais liront d’Elmina leur principale forteresse. Plus lard, celte villedevint le chei-lieu des possessions hollandaises sur le littoral de la mer deGuinée , et depuis 1871, époque où commença sa décadence, elle appar-tient à la Graiide-liretagne; cessant d’être capitale, elle s’est en grandepartie dépeuplée. Deux forts, Saint-Georges et Saint-James, croisent leursfeux au-dessus de la ville, qu’une étroite baie, formant .port à son embou-chure et bordée de jardins. sépare en deux moitiés : le quartier du nordest de construction européenne ; des villas apparaissent çà et là sur lescollines au milieu de la verdure. De bonnes roules carrossables lonl com-muniquer Elmina , d’un côté, avec l’embouchure du Prah, par la grossebourgade de Commendah, où les Dieppois eurent aussi un établissement,de l’autre avec Capc-Coasl Caslle, devenue l’une des cités principales despossessions anglaises sur la cèle de l’Or.
De caho Corso des Portugais, le cap Corse des Français , n’a pris'son nomanglais que par l’ignorance des marins : c’est Flgouah (Fgwe, Ogxva,Gwa) des indigènes. Une cité moderne ayant quelques maisons d’aspectbritannique s’élève à côté de la « ville noire », où se pressent les failli,natifs de la contrée, les matelots krou des côtes occidentales, lesllaoussaoua'et autres Soudaniens de la garnison. Plusieurs forts s’élè-vent sur les collines, justifiant le nom de Caslle ou « Château » quidésigne ordinairement la cité. Les négociants établis à Capc-Coast huitun grand commerce avec la vallée du Prali et le pays des Achanli. C’estdu Cap que part la principale roule, se continuant par un sentier, quise dirige vers le haut bassin et la ville de Coumassi. Ce chemin, quedevait remplacer une voie ferrée, abandonnée presque aussitôt que com-mencée pendant la guerre de 1875, est celui que suivirent les conqué-rants anglais en 1874 quand ils refoulèrent devant eux les Achanli, tou-jours vaincus, mais résistant toujours. Les villages que l’on traverse,