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Livre XII. L'Afrique Occidentale.
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LAGUNES ET FLECHES DU LITTORAL.

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la plus grande pari de leur niasse liquide naît probablement à plus de«100 kilomètres dans l'intérieure! reçoit, de nombreuses rivières .en amonlde la région basse. Le passage de Grand-Popo est aussi presque constam-mentouvert : en outre les indigènes ont souvent pratiqué des coupuresentre les lagunes et la mer pour faire passer leurs barques.

La plupart des cartes représentent le pays de Togo , dans la partie occi-dentale de la côte des Ksclaves, comme occupé presque en entier par unemer intérieure de ,1000 kilomètres carrés : c’est le lac Avon, ainsi nomméd’après le navire anglais qui lit la reconnaissance du littoral en 1816.Toutefois ses dimensions avaient été singulièrement exagérées : cettenappe d’eau, dite llabo par les indigènes, comme le principal cours d’eauqui s'y déverse, n’a guère plus de 10 kilomètres dans chaque sens; detous les côtés on en voit distinctement la rive 1 . Le Noklmué ou laguneIJenham, à l’ouest de Porlo-Novo, est aussi dessiné sur les cartes ma-rines comme ayant une surface bien supérieure à son étendue réelle.Des diverses lagunes côtières la plus considérable est celle d’ikoradou,qui, avec ses nombreuses ramifications, a valu son nom portugais à laville de Lagos ou des « Lacs ». Si la nappe des eaux intérieures nepénètre pas aussi avant dans les terres qu'on le supposait autrefois, leslagunes n’en constituent pas moins au nord de la plage extérieure uncanal presque continu, «pie des travaux peu considérables uniraient enune voie navigable de l'embouchure de la Voila au delta du Niger :des bateaux à vapeur naviguent de Jladagry à Lagos , sur une distanced’environ 70 kilomètres. L’écart de niveau entre les liantes et les basseseaux des lagunes est de 4 à ù mètres : suivant les saisons, ce sont deslacs ou des labyrinthes de coulées emplis de roseaux, à travers lesquelsles embarcations trouvent péniblement leur route. Devant chaque villageles eslacades des pêcheries communales obsti nent partiellement les che-naux de navigation. En 1870 un bateau à vapeur anglais remonta jusquedans le voisinage d’Abomé la rivière Whemi (Oouo), qui se déverse dansle Noklmué, au nord du grau de Kotonou : sa profondeur moyenne estd’environ 4 mètres.

Au devant des graus qui se forment pendant la saison des pluies la mer('St jaune d’alluvions jusqu’à plusieurs kilomètres du rivage; les ma-tières organiques sont entraînées au large, répandant parfois une odeurfétide; l'embrun se répand dans l’air en une « fumée » jaunâtre, qui em-pêche de voir les signaux du bord. De l’ouest à l’est, delà Yolta vers le Niger ,

1 Hugo Zoller , Das Toqoland und die Sklavcnkiïste.