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Livre XII. L'Afrique Occidentale.
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ÿOG NOUVELLE GÉOGIUI’IIIE UNIVERSELLE.

liai, un impôt, prôlevô sur chaque famille, alimentent, le budget de la ré-publique.

Ibadau, cité du Yorouba méridional qui disputait naguère la supré-matie à la ville d’.Ybeokoula, est située à une centaine île kilomètres aunord-est de la capitale des Egba, sur le faite de partage entre les deuxversants de l’Ogoun et de rOcboun, tributaires des lagunes du littoral. EnISM, liowen évaluait la population de celte ville à 70001) habitants: maisdepuis celte époque les missionnaires qui l’ont visitée sont unanimes àlui en donner plus de 100 000. De même qu’Abeokoula, Ibadau est uneconfédération urbaine de villages enfermés dans une même enceinte, maisayant leur nom distinct et leur organisation spéciale. Les mahomélans ysont plus fortement représentés que dans la république rivale, quoiquerécemment encore on y fit des sacrifices humains'. Des guerres sanglantesont eu lieu entre les deux Etats, et c’est dans une de ces campagnesqu’ldjayé, grande ville située à une trentaine de kilomètres au nord-ouest d’Ibadan , fut détruite de fond en comble. La guerre a récemmentcessé par la soumission d’Ibadan .

Au nord-est, sur la route très fréquentée qui mène au Noupé par lesescales de Chonga ou d’Egga. se succèdent d'autres villes populeuses, chefs-lieux de royaumes indépendants qui subissent de plus en plus l’ascendantdes convertisseurs musulmans, représentés par les guerriers foula et lesmarchands baoussaoua. Sur le versant maritime du \orouba, Oyo etOghomocho sont les principaux lieux d’étapeOyo devint la capitale duroyaume, après la destruction de la cité de Kalanga par les convertisseursfoula, mais elle est beaucoup moins populeuse que ne le fut sa devancièreet que ne l’est actuellement sa voisine Oghomocho! Cette dernière, auxplaces et aux rues bien ombragées, est déjà dans une des vallées du faîtede partage qui sépare les fleuves côtiers des affluents du Niger : il consisteen roches d’un granit gris surgissant d’un sol argileux rougeâtre, d’unegrandi' fertilité, et n’oppose d’ailleurs qu’un faible obstacle aux commu-nications; quelques rochers abrupts s’élèvent à ‘200 mètres au-dessus descampagnes. La montagne de Uokoko, qui s’élève [très de l’extrémité orien-tale du faite, est à peine inférieure à 1000 mètres 5 ; mais en certainsendroits on ne voit aucune saillie et le chemin serpente constamment àtravers des campagnes unies, entre les arbres à beurre *et les elæisL

1 llincli'rei'. Sevenleen Yrnrs in tiw Yoruba Counlnj.

2 Cordions, liimclu', Thomson, Rotilfs, elc.

3 May, Journal of the R. Gcoymphiad Society, i800.

4 G. JtoliKV, Qucr diarh Afriha.