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Bamakou la largeur moyenne du lleuve est d’un demi-kilomètre et sa pro-fondeur moyenne est de !2 mètres; mais des seuils nombreux, bancs desaille ou rochers, obstruent le chenal : à S kilomètres en aval de la grèvede Bamakou, un de ces barrages, le récif de Sotuha, arrête le bateau àvapeur du liant Niger et ne peut cire franchi que dans les hautes eaux etavec beaucoup de précautions de la part du pilote. Dans la région où ilsert de frontière au Soudan français, le Niger longe de très [très la basedes collines qui constituent le faîte de partage entre ses aflluents cl ceuxdu Sénégal : les ruisseaux qu’il reçoit du versant occidental de son bassinsont très courts, presque sans eau dans la saison sèche, tandis qu’à l'est ilse grossit de rivières abondantes.
A Sansandig, où le lleuve s’avance en un brusque crochet vers le nord,son lit se trouve à un niveau de 250 mètres seulement au-dessus de la mer.Le Niger , parcourant une région presque dépourvue de pente, gagne enlargeur ce qu’il n’a plus en vitesse, et même, dans l’incertitude de soncours, il se ramifie en un delta intérieur. Le bras principal, celui de l’est, aseul été suivi par des Européens, Mungo l'ark et Cailiié ; le bras occidental,appelé fleuve de Diaka, limite à l’ouest l’île basse de Bourgou, qui n’a pasmoins de 200 kilomètres du sud au nord et que d’innombrables couléespartagent en îles secondaires. Un lac, ou plutôt un vaste marécage, le Debo,qui tantôt se change en mer, tantôt se réduit en un labyrinthe de coulées,reçoit les eaux du Niger de scs bras latéraux; en aval s’étendent d’autrescampagnes insulaires, bordées à l’est par le lleuve majeur, qui serpenteen longs méandres dans les terres basses. Toute cette région du Niger res-semble à celle du Nil Blanc où le fleuve incertain s’unit au üahr-el-Lhazàlen un dédale de lacs et de coulées changeantes. La seule différence queprésentent les deux cours d’eau dans leur régime provient de la végéta-tion, fort abondante sur les bords du Nil, rare sur les rives du Niger ’. Lefleuve n’entraîne point d’immenses nappes d’herbes et. de roseaux qui s'ar-rêtent aux tournants et forcent le courant à se chercher d’autres passages :le sol de ses berges est plus ferme et des tamariniers le consolident par lelacis de leurs racines. C’est dans la région des lacs et des coulées errantes quele haut Niger ou Djoliba s’unit au grand fleuve qui lui vient du midi et quel'on [louerait appeler le «Niger oriental », car il égale peut-être le Djolibapar la masse liquide et le dépasse probablement par la longueur du cours :ou lui donne ordinairement le nom de Baklmy ou de « Fleuve Blanc »comme à l'une des rivières maîtresses du Sénégal , mais on l’appelle aussi