Band 
Livre XII. L'Afrique Occidentale.
Seite
549
JPEG-Download
 

r. A.Ml! A HA, VI U. K S fil HAIT MG K H.

1)19

secrètes célèbrent aussi leurs riu*s dans les huis 1 . La plupart dus Bambarauni. leurs fétiches, racines, élul'i’es, touffes de poil, qu'ils enferment dansune corne de hrnuf, dans une défense d'éléphant ou, plus fréquemmentencore, dans une calebasse ou dans un canari, ‘■ramie jarre en poterie. Laforme ronde, la couleur jaunâtre de ce vase rappellent le soleil créateur,l'arlois un serpent s’y enroule, image du monde sans commencement nilin. Ouaud il est vide on s’eu approche avec d’autant plus de vénération :il est habité par le dieu inconnu 2 .

Dans le haut bassin du Djoliba, CaiIlie*. I.aing, ANinwood lieade, Zweifelet Moustier n’ont rencontré que des villages, humbles capitales de petitsFiais. Nelia, Tantafara, dans le voisinage immédiat des sources, ne sontque des groupes de cases. Lia. située au confluent, des branches maîtressesqui forment le Djoliba, n’est qu’un lieu sans commerce; Faranna, quevisita Brade, sur la rive droite du lleuve, à '200 kilomètres de la source,est un amoncellement de ruines. C’est en dehors de la grande vallée,"iir les bords d’un affluent oriental, la Janda, et dans ses vallons tribu-taires, que se trouve actuellement le centre politique de l’empire mu-sulman fondé par Samory. Calaba, où l’oflicier sénégalais Alacamessa visitale conquérant- en 1881, était alors sa résidence habituelle, près des sourcesdelà Janda; en 188a, Sanankoro, située plus au nord, dans un pays dehautes collines, était la capitale d’été; Bissamlou, plus en aval, était lacapitale d’hiver. Aon loin de ce dernier village, devenu temporairementchef-lieu d’empire, se groupent les cabanes de la ville principale du pays,Kankan, sur le .Milo, petit affluent oriental du Niger . IVuplée de Mandingueset de marchands sarakolé, elle a le monopole du commerce de tout le hautNiger cl ses caravanes se rendent jusqu’à la mer, à Freetown , et jusqu’auSahara , dans l’oasis de Tichit, où elles achètent les barres de sel, enéchange d’eselaves et de denrées du midi : les chevaux de la contrée sontexcellents. Kankan est le foyer du mahométisme dans la région du Niger occidental. File est fréquemment en guerre avec ses voisins du sud-est, lesToron ou Torongo, que l’on dit être les descendants les plus purs desanciens Bambara : leurs montagnes seraient la mère patrie de la racerépandue maintenant sur un si vaste territoire au nord et au nord-ouest.

1 Hené Ca i t lié, Paul Soleillel, ouvrages cités; — Gollomli, Bulletin île In Société il' Anlhropoloijieîle Lyon, 188à.

2 Anne Haffeuel, ouvrage cité; — L. Panel, Iteeue Coloniale, I8Ù0; — Ad. Rastian, Etltnolo-ijisclie Forschunijen.