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Livre XII. L'Afrique Occidentale.
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NOUVELLE G ÉO G R AI' IIIK UNIVERSELLE.

Dans ces contrées, le commerce et la propagation de l’Islam mai'elientensemble : les diottla mandingues sont en même temps les missionnaires dudieu unique et de son prophète. Chaque village de trafic a sa mosquée etquelques-uns ne sont peuplés que de musulmans. Tel est Sambalikila,situé à "200 kilomètres au sud-est de Ivankan, dans le voisinage du paysdes Toron; d’autres, tels que limé, se composent de doux "coupes de ca-banes juxtaposés, chacun dans son enceinte et chacun avec sa popula-tion de culte différent. Des femmes d’une tribu bambara que Caillié ren-contra dans le voisinage do Timé suivent la même mode pour l'ornementde leur ligure que tant d’autres de leurs sœurs de race dans les tribusnilotiques : elles introduisent des baguettes ou des disques en bois decalebasse dans leur lèvre inférieure, qu'elles font ainsi se projeter enavant; dépourvu de cet ornement, tout visage féminin leur paraîtraithideux. Tengrera et Debena sont des marchés de la légion du Bakhoy ouNiger oriental, ha première est comme Time une ville double, à la fois man-dingue et bambara, mahométane et païenne : les chemins des caravanes",jusqu’au bas Niger et aux cotes de l’Or et des Esclaves, sont ainsi jalonnésde petites agglomérations d’habitants ayant leur communauté mu-sulmane. Tengrera est aussi fréquenté que kunkan et sort, d’entrepôt poul-ies barres de sel apportées du Sahara . Une des denrées les plus importantespour le, commerce de cette région est la noix de kola, qu'il faut aller cher-cher par delà les montagnes du sud, dans un pays qu’on désigna à Uailliésous le nom de Taman : c’est peut-être le (iyaman du haut bassin de la\ o11a. L’une des principales routes de ces régions passe par la grande villemandingue de Kong, c’est-à-dire de la « Montagne », fameuse dans tousles pays avoisinants par ses richesses en or et en étoffes, en grains et enchevaux. Ces contrées inconnues de l’homme blanc sont probablementparmi les plus prospères de l'Afrique . Pondant les quatre années de, cap-tivité qu’eut à subir Donnai dans la capitale des Achanti. on lui parla sou-vent d'un peuple à peau presque blanche qui occuperait une partie duplateau de Kong. Le nom de Filanou, par lequel ou le désignait, s’ap-plique évidemment, comme celui de Filani, sur les bords du Niger , à uneune nation de cette race foula qui remplit de ses émigrants et de ses co-lons toute l’Afrique occidentale.

Lalaba, sur la rive droite du Pjoliba. Entama, près de la rive gauche,marquent- l’endroit du lleuve où son cours sert de limite orientale auSoudan français . Le peuplement de la contrée donnera certainement uneimportance considérable à cette partie de la vallée du Niger , car c’est làque le Tankisso ou llaling vient rejoindre le courant _ _ après avoir