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Livre XII. L'Afrique Occidentale.
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NOUVELLE G K O G R A l’IllE UNIVERSELLE.

pays île du nos cl les savanes qui ressemblent aux espaces sahariens, maisils se sont avancés aussi dans les vallées des montagnes de Ilombori, etplus au sud dans les fertiles campagnes du Libtako; leurs groupes pro-fitent du moindre vide qui se produit dans les populations songhaï pourpénétrer plus avant. Il est vrai que ces déplacements vers h* sud ont eupour conséquence des modifications dans les mœurs. Les Touareg d'outre-Niger sont restés pasteurs et nomades, transférant leurs demeures d'uneîle à l'autre, de ces roches entourées d’eau à la rive méridionale et decelle-ci aux campagnes lointaines du sud; mais bien peu d'entre eux ontgardé le chameau, le lidèle compagnon des autres Touareg ; leurs animauxdomestiques sont les hèles à cornes et les moutons, qui les ont suivis à lanage, à travers les liras du lleuve. Dans plusieurs districts des croisementsde race ont eu lieu : les Touareg se sont mélangés avec les noirs du pays,ce qui a peut-être valu à l'ensemble des tribus du sud le nom d’ireghe-naten ou « Mêlés », sous lequel ils sont connus par les Touareg du nord.Par la langue, ils sont en voie de transformation; Barth en a rencontréqui parlaient également bien le poular, le songhaï et leur idiome targui.Néanmoins il est aussi parmi ces Touareg des hommes de race blanche,offrant le type berbère dans toute sa pureté : ils ont les lèvres fortes, lamâchoire solide, avec un nez droit, un front bien développé, la ligured’un bel ovale ; leurs épaules sont larges, leurs membres forts, leur corpstoujours bien équilibré, leur démarche légère. Aux yeux d’un Européen,quelques femmes ireghenalen sont véritablement belles et de formes irré-prochables, si ce n’est qu’elles ont une certaine tendance à la stéatopygie.Les Touareg de ce pays vivent, comme ceux du nord, presque exclusi-vement de viande et de lait; ils demeurent sous la tente en peau demouton et dans quelques endroits ils portent même des vêtements decuir; le litzàm ou voile dont ils enroulent leur tète et qui leur cachele bas de la figure est généralement une bande de coton blanche, rouge,bleue, dont ils font contraster fort habilement les couleurs. Comme lesAhaggar , ils se divisent en deux castes, celle des nobles, dont le métierest la guerre et qui ne peuvent condescendre à d’autre travail que le soindes bestiaux, et celle des clients ou esclaves qui cultivent le sol. Ces genssont fort malheureux : en voyant apparaître lîarth, l’homme blanc venudes pays où naît le soleil, ils se demandaient si l'étranger n’était pas cemalidi, annoncé par les prophéties, qui délivrerait les esclaves et les élève-rait à la dignité d’hommes.

Les Songhaï (Sonrhaï, Sourhaï) vivent sur les deux bords du Niger moyenentre Tombouctou et le confluent de la rivière de Sokoto ; ils pénètrent au