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NOUVELLE GÉOGRAPHIE UNIVERSELLE.
le bassin de la rivière de Sokoto, tandis qu’à l’est, dans le Bornou , cetteplante est inconnue des cultivateurs. Les oignons sont exquis et constituentune part très importante de l’alimentation des indigènes ; Barth dit quedans son long et périlleux voyage à travers le Soudan il a dû plusieurs ibissa guérison de la dysenterie aux oignons et aux fruits du tamarinier.Parmi les plantes industrielles, le cotonnier est la plus répandue, commeelle l’était déjà au seizième siècle, d’après les récits de Léon l’Africain.
Quoique les guerres civiles et les exterminations en masse aient dépeuplémainte région du Ilaoussa, l’ensemble du pays a été si bien parcouru danstous les sens, couvert de cultures, de villes et de bourgades, permanentesou temporaires, que les grands animaux sauvages se sont depuis longtempséloignés des régions du centre. On ne voit pas de rhinocéros dans leIlaoussa ; l’éléphant se rencontre en des districts écartés, qu’il parcourt, enbandes considérables, et le lion, animal sans crinière, comme celui de l’Aïr,apparaît dans les régions nigériennes des steppes du Sahara . Le momie desoiseaux est représenté autour des villages par des myriades de tourterelleset de colombes, eL dans la forêt par des espèces diverses, au plumageéclatant. Des troupeaux d’animaux domestiques peuplent les clairières et lessavanes. Toutes les chèvres ont une couleur brune uniforme, tontes lesvaches sont d’un blanc pur, et les taureaux ont tous à la nuque une boulede graisse qui leur retombe sur l’épaule. Les Haoussaoua sont de zélés api-culteurs, et des ruches, formées de brandies évidées, sont suspendues auxbaobabs. Dans les parties basses et marécageuses de la contrée les mous-tiques sont un fléau presque intolérable, bien autrement redouté que nele serait le voisinage de carnassiers ; mais en quelques districts les indi-gènes ont trouvé un ingénieux moyen d’échapper aux persécutions desinsectes. A une certaine distance de leurs buttes ils ont ménagé, àtrois ou quatre mètres au-dessus du sol, un réduit placé sous la toitureconique d’un hangar que soutiennent quelques pieux : cette cachette estcomplètement close pendant le jour; la nuit venue, ils s’y introduisent aumoyen d’une échelle, et, refermant soudain la porte derrière eux, sontenfin délivrés de la nuée bourdonnante des moustiques.
Les Haoussaoua disent être venus du nord : lesGoberaoua, qui dominaientautrefois dans les montagnes de l’Aïr, appartiennent à cette famille depeuples. Dans la généalogie mythique des Haoussaoua, le nom du grandancêtre semblerait impliquer pour toute la race, à l’exception des « fils deGober » , une origine servile : la période de liberté première se serait