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Livre XII. L'Afrique Occidentale.
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POPULATIONS RIVERAINES DU RENIÉ.

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les pays du Brimé <*t 1rs prtils nphidims sont (1rs plus rares; 1rs voya-geurs sont aussi frappés du inani|ur presque absolu d’araignées. La variétédr trnnitrs la plus coinmunr diffère de rrllr, ([u'on rrnconlrr dans leBurnou : 1rs pyramides <[ifelle construit ont une antre apparence; la terreen est plus grossièrement travaillée et l'ensemble présente un stvle d’ar-chitecture ' "

[.es fertiles campagnes qu'arrosent le Henné et antres affluents du basNiger sont en maints endroits complètement dépeuplées. C’est dans lesprovinces septentrionales, au nord de Benué et de Niger , que les habitantssont le pins clairsemés. La cause en est aux expéditions de conversion et depillage qu'ont laites les Foula depuis le commencement du siècle : dans lesrégions du nord des populations entières ont été exterminées, cl en dehorsdes districts montagneux, dont les habitants ont défendu leur indépen-dance, chaque ville, chaque village a été détruit par le 1er et le feu; lesrares survivants ont dû se convertir à l’Islam . De là l’étonnant contrasteque présentent les deux rives du fleuve : en plusieurs parties du cours onvoit se succéder les groupes de constructions en une ligne continue sur larive méridionale, tandis que de l'autre côté on n’aperçoit pas unecabane 1 . On répète souvent que les envahissements du mahométismeconstituent un progrès pour les Africains : s’il en est ainsi, ce progrès aété bien chèrement acheté par les populations riveraines du Benué.

Banni les Nigriliens que des retraites faciles à défendre ont. protégéscontre la conversion à main armé»!, les Bolo de la région montagneuse deYakoba ont conservé une grande importance numérique : ils ont donnéleur nom à la province de Bolo-Bolo, plus connue sous l’appellationde Baoutchi. En traversant la « Suisse du Soudan »,on aperçoit de tous lescôtés les groupes de cabanes des Bolo se profilant au sommet des monts etdes promontoires : comme les K; ' ' s de l’Algérie , les sauvages du Baou-Ichi placent leurs villages en des endroits escarpés, déjà défendus par lanature, ou dans les enceintes de rochers entre les blocs de grès ou degranit. Les Bolo sont parmi les moins beaux des Soudaniens : petits ettrapus, ils se rapprochent du type nègre classique par le nez épaté et labouche lippue, mais ils ont en général le teint moins foncé que leurs voi-sins non foula. Les femmes bolo, presque naines par la stature, grasses,sans taille, rachètent leur laideur par une expression d’une douceur sin-

1 E»l. Yiaid, Au bas Niger .

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