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Livre XII. L'Afrique Occidentale.
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NOUVELLE G K OC I! V l'II I E l'.N I VEtiSELLE.

vivaient siiiiplomoiiI. u'avaient i|iie leurs corps à donner aux conquérants :on les a pris, liait h a vu plusieurs propriétaires lbula possédant chacun]»Ius d’un niillier d’esclaves.

Kn aval des provinces d’Adamaoua et de Jlamaraoua, où les Foula sonten force, la population prédominante de la rive gauche du Henné est celledes Akpa, Ouakari ou Djoukou, qui se subdivisent en nombreuses tribus,parlant chacune un dialecte particulier, de la même famille. De ces di-verses peuplades, les unes, en contact avec les Foula, sont déjà policées,les autres, vivant à l'écart dans les montagnes et les forets, sont restéesbarbares. On dit qu'il est encore des Akpa dans l'intérieur du pays qui sefont des vêtements de feuilles : on redoute fort ces naturels et même on lesaccuse de cannibalisme. Dans le voisinage du lleuve, les Akpa des villesse sont mêlés aux Foula et se fondent, avec eux en une race nouvelle: maisceux (pii sont restés asservis à la glèbe, les Haï-Haï, sont fort méprisés ettenus pour des êtres inférieurs. Aucun voyageur blanc n’a encore traverséleur pays pour se rendre au sud dans le bassin du Vieux Calabar, quoique ladistance à franchir ne dépasse pas k 200 kilomètres; mais plusieurs de leursémigrants sont descendus vers la cote (‘I l’on en rencontre même dans Filede Fernan do l’oo. Les Michi ou Milclii, qui succèdent, aux Akpa sur la riveméridionale du Henné, occupent également un vaste territoire s’étendantau sud jusque dans le bassin du \ieux Calahar et parmi leurs tribus il enest que les nègres musulmans des villes disent être anthropophages, et quiferaient des vases des têtes de leurs ennemis, d'ailleurs sans qu'aucunindice ail jusqu'à maintenant confirmé celle légende 1 . Fn face des .Michi,'iir la rive septentrionale du Henné, vivent diverses peuplades qui parlentla langue doma ou arago, dialecte qui parait appartenir à la famille glos-sologique du \orouba. Les Doma forment donc, loin de la nation mère,une enclave au milieu de populations diverses par la langue et probable-ment par l'origine. Pour le signe représentatif des échanges, le pays domaétait aussi naguère un domaine distinct. Lorsque les Anglais y pénétrèrentpour la première fois, on commençait à se servir de cauris, mais lamonnaie le plus en usage était une plaque triangulaire de fer, ressemblantà une petite truelle : trois douzaines de ces plaques représentaient lavaleur moyenne d’un esclave: on les utilisait pour la fabrication des cou-teaux et d’autres instruments 2 . Dans le Ouakari la valeur d’échange est lepan ici' de sel.

1 Samuel Ci'owllicr, Journal of an Expédition up the Jiitjor and Tshadda rivers.- Ilulcliinson, ouvrage cité.