0-N I TOI A. AHO. ARH, ERU, AKASSA.
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sacrifices humains, pour la purification du peuple. Tu pèlerinage au templed’Aro, « où réside le Dieu créateur », est tenu pour un acte méritoire 1 ;les musulmans eux-mêmes s’y rendent, y voyant une sorte de la Mecque .
Plusieurs villes de noirs, ayant chacune leur marché d’huile de palmes,de bestiaux et de bois pour les traitants européens, se succèdent sur lesdeux rives du Niger inférieur. Osomari, dans un bosquet de cocotiers surla rive gauche, est une des escales les plus fréquentées; puis vient, sur lamême rive, le bourg de Ndoni, à la fourche du marigot, d'ailleurs rare-ment pratiqué, à cause de la faible profondeur de son lit. qui mène au sud-est vers l’estuaire de Bonny. A i kilomètres en aval, sur la rive opposée,se montrent, à travers les bosquets touffus d'une. île, les maisons de la villeconsidérable d’Ebo, près de laquelle les eaux de crue du Niger s’épanchent àl’ouest vers le labyrinthe des bouches occidentales du delta : Bénin , Escar-dos, Foroados, Ramos et autres émissaires au cours changeant. Ndoni etEbo, situées à la diramalion des branches, sont les humbles Memphis duNil des Noirs. A l’ouest, dans le réseau sans fin des marigotsel des coulées,le village de Ouari, chef-lieu d’un royaume du même nom, est accessiblede tous les côtés par des voies navigables qui serpentent sous les lbrèts,mais les Européens ne s'y hasardent guère, redoutant avec raison les éma-nations fétides des marais environnants. La branche principale du Niger ,le Noun, que suivent presque tous les navires en aval d’Eho, est aussi trèsdangereuse, à cause de l’air moite qu’on y respire; du moins le courantfluvial contribue-t-il à renouveler un peu l’atmosphère, et grâce à la vapeurle trajet est bien vile franchi, mais les pilotes doivent avoir grand soind’éviter les troncs d’arbres, appelés siiags comme sur le Mississippi, quisont retenus dans le courant par les boues du fleuve. De petits villages sesuivent sur les bords, et dans les îles voisines de la barre les factoriesdes deux rives, ainsi que le village d’Akassa, aux légères maisons deplanches, ne sont habités que par des commis, des pilotes et des arri-meurs. Là se trouve le centre des opérations commerciales de la compa-gnie anglaise nationale Africaine .
A l’est de la grande embouchure fluviale les estuaires du delta nigérien et du Vieux Calabar sont ceux qui ont reçu tout spécialement des Anglais le nom à’Oil-rivers ou « rivières d'Iluile ». L’exportation de ees régions necomprend que l’huile et les amandes de palme, qui se payent en fusils et en
AlVicamis Horion. U est Afriam Countries and Peuples.