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NOl'YEl.I.E GÉOGRAPHIE INIYERSEI.I.E.
munitions, en t*toITos et en pièces de vèlemenl, en vases de cuisine, objetsde quincaillerie, instruments de toute espèce, miroirs, verroteries et coraux,même en figurines et groupes artistiques. Les travailleurs nègres reçoiventen salaire des verges de enivre, qui leur servent de monnaie d'échange.
lirass, la première station importante des traitants, à l’est du N’oun,n’est pas située au bord de la mer, mais au loin dans le dédale des canauxqui ionl communiquer le .Niger et la rivière de Bonny : elle se composeseulement de quelques comptoirs, derrière lesquels commence aussitôt laforêt vierge; le village de Brass proprement dit, qui donne son nom à toutela contrée, aux habitants de la région et à leur langue, groupe ses cabanesà quelque distance des entrepôts d’huile dans une clairière de la forêt. Lecommerce de Brass a diminué dans ees dernières années au prolit destraitants qui résident sur les bonis du Niger . La famille est fortementconstituée chez les nègres de Brass, mais le chef du groupe ne l’est pas pardroit de naissance : c’est de l’élection qu’il lient ses titres à la directiondes affaires communes 1 .
Le double estuaire de Bonny ou Ükoloma était jadis uni à celui du Nou-veau Calabar par une embouchure commune, que partage maintenant uneile de formation nouvelle. 11 ouvre de larges voies commerciales dans l’in-térieur : tandis que le réseau des marigots entrecroise ses mailles à l’occi-dent vers le Niger , une rivière navigable descend des régions du nord,offrant aux traitants un domaine d’échanges vaste et populeux, mais encoreinexploré dans la plus grande partie de son étendue. Bonny fut le repairede négriers le [dus fréquenté: on a évalué à ”>‘20 000 individus, presquetous Ibo, le nombre des captifs vendus dans les marchés de cet estuairependant les vingt premières années du dix-neuvième siècle. Abolie en 1819par un acte du Parlement anglais, la traite des noirs fut peu à peu rem-placée par le commerce de l’huile de palme, et de quelques dizaines l'ex-portation de celte denrée s’élève, pour Bonny seulement, à près de vingtmille tonnes. Les principaux établissements des marchands européensdans l’estuaire de Bonny sont New Calabar sur une pointe de sable quis’avance en mer à l’ouest de la barre, Okrika vers l’extrémité septentrionalede l’estuaire, et Bonny-lown au bord de la plage orientale de ces eauxintérieures. La population de Bonny, jadis presque uniquement composéed’esclaves, affranchis désormais, est mélangée à l’inlini : toutes les racesde l’Afrique occidentale y sont représentées, comme à Sierra-Leone , etl’usage d’un idiome commun, l’anglais , est devenu presque indispensable;